Ce site
« Retour | Archives | La une | 
Le 8 novembre 2007 Volume 12
Éducation postsecondaire

Frais de scolarité : hausse raisonnable en 2007-2008

Danny Joncas

Si les années 1990 ont été marquées par les hausses démesurées de frais de scolarité, les augmentations qui sont imposées aux étudiants universitaires de premier cycle au cours des dernières années sont plus raisonnables.

Ainsi, des récentes données de Statistique Canada révèlent qu’en septembre 2007, les étudiants universitaires devaient débourser en moyenne 4 524 $ en frais de scolarité au pays pour une année complète, comparativement à 4 400 $ pour l’année 2006-2007.

Cela représente une hausse de 2,8%. Même si elle peut sembler plutôt raisonnable, cette hausse est bien plus ou moins bien accueillie au sein de la communauté étudiante qui réclame un gel des frais de scolarité, compte tenu de la hausse annuelle moyenne de 4,3% durant dernière décennie. Les frais de scolarité pour une année universitaire se chiffraient, en 1998-1999, à 3 064 $. Dix ans auparavant, ils se situaient à 1 185 $ pour une année universitaire, augmentant de 9,6% par année en moyenne durant les années 1990.

Aujourd’hui, c’est en Nouvelle-Écosse que les étudiants doivent débourser le plus, soit 5 878 $, pour compléter une année à l’université. Les frais de scolarité ont d’ailleurs diminué de 8,5% cette année, ayant atteint le plateau de 6 422 $ en 2006-2007.

Les études universitaires sont presque aussi dispendieuses au Nouveau-Brunswick : 5 733 $ pour 2007-2008. Suivent l’Ontario (5 381 $), l’Alberta (4 964 $), la Colombie-Britannique (4 855 $), la Saskatchewan (4 774 $), l’Île-du-Prince-Édouard (4 440 $), le Manitoba (3 384 $), Terre-Neuve-et-Labrador (2 633 $) et le Québec (2 025 $). Aucune donnée n’est disponible pour ce qui est de l’éducation postsecondaire dans les territoires.

Fait intéressant à noter, les frais de scolarité sont à la hausse dans six des dix provinces canadiennes cette année, Terre-Neuve-et-Labrador et la Saskatchewan ayant réussi à maintenir les frais au même niveau que l’année précédente et les étudiants de l’Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse ayant eu droit à des réductions.

Soulignons enfin que l’augmentation observée dans les divers domaines d’études est sensiblement la même.


Editeur : Association de la presse francophone


« Retour