Retrouvailles du Collège de l’Assomption
Par Paul-Émile Cormier
MONCTON- Le Collège de l’Assomption de Moncton a peut-être fermé ses portes comme institution éducative en mai 1964, et ses souvenirs ont fait vibrer les 400 anciens qui se sont rencontrés les 1er, 2 et 3 juillet. Des retrouvailles des plus spéciales dans une atmosphère baignée de nostalgie.
Des photos d’activités étudiantes et des mosaïques des diplômés rappelaient plusieurs anecdotes. Bref, tout pour faire revivre de bons souvenirs d’un passé glorieux entre 1943 et 1964. Les anciens ont renoué connaissance en fraternisant au Club Beauséjour ainsi qu’autour d’une visite à leur alma mater situé au 96 de la rue Norwood. Ce collège classique qui a offert aussi des cours commerciaux a été fondé par la paroisse Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption pour offrir une instruction dû à l’absence d’une école secondaire francophone à Moncton à cette époque.
Une messe d’action de grâces à l’église du Christ Roi célébré par deux anciens du collège, Mgr Ernest Léger, évêque émérite de Moncton et l’évêque de Bathurst, Mgr Valèri Vienneau, ainsi que par plusieurs prêtres professeurs, a fait revivre beaucoup d’émotions. À la sortie, plusieurs ont exprimés leurs sentiments devant les chants grégoriens et les cantiques à la Vierge Marie qui ont résonné durant la messe.
M. Maurice LeBlanc a réuni quelques anciens pour assurer les chants tandis qu’un autre ancien, Arthur Girouard a concerté à la flûte. D’ailleurs, lui et George Hébert ont offert la musique lors de la rencontre sociale du samedi soir. Georges Hébert, on se rappellera, est sorti du collège de l’Assomption pour faire carrière en musique accompagnant, entre autres, Anne Murray.
Le comité organisateur sous la présidence d’honneur de M. Léopold Belliveau avait mis sur pied cette rencontre qui est vraisemblablement la dernière. M. Belliveau a été le premier Acadien à être élu maire de Moncton. Il a étudié au collège jusqu’en 1953. Quant au président du comité, Maurice B. LeBlanc, il a noté que le succès de la rencontre se mesure par le nombre de participants et surtout par la présence des professeurs.
La réception d’adieu de dimanche a bien traduit les impressions de la fin de semaine sur les visages des anciens. Comme un auteur a exprimé sa pensée un jour en écrivant: «La vie est un éternel adieu, c’est un monde où l’on entre pour dire aux uns Bonjour! et aux autres Aurevoir!,» ainsi les collégiens de l’Assomption ont passé la fin de semaine à saluer leur retour et à exprimer leurs aurevoirs.
Editeur : L'Étoile de Kent
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