Le 21 janvier 2005
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| Un village de petites cabanes pour la pêche à l’éperlan qu’on voit sur la rivière à la hauteur de Sainte-Marie-de-Kent.
Photo d’Evérard Maillet |
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Le plaisir en hiver de pêcher des éperlans
Par : Par Evérard Maillet
Editeur : L'Étoile de Kent
Plusieurs adeptes de la pêche à l’éperlan, un poisson à chair délicate qu’on nomme communément «l'éplan», s’amènent en hiver sur la rivière Bouctouche, solidement gelée, à la hauteur de Sainte-Marie-de-Kent. C’est effectivement là qu’ils s’installent confortablement dans leur petite cabane chauffée pour ensuite s’adonner, pendant des heures, à ce sport très populaire dans la région.
Henrie LeBlanc, de Saint-Damien, pratique cette pêche comme passe-temps depuis deux saisons. «J’y viens deux jours par semaine et j’aime beaucoup ça. J’arrive parfois le matin, avec mon lunch, et je m’en retourne tard en après-midi», explique M. LeBlanc. Dans une seule journée, il réussira à prendre une trentaine de ces délicieux petits poissons de rivière. «Mais selon la loi par rapport à cette pêche à l'éperlan, nous ne pouvons pas en pêcher plus que 60 par jour» nous apprend-t-il, notant d'un seul élan que les prises de cet hiver sont relativement semblables à celles de l’an dernier, à pareille date.
En dépit d’un froid sibérien qui paralyse le Nouveau-Brunswick depuis les derniers jours, les pêcheurs sportifs d’éperlans ne s’en soucient pas pour autant car chaque petit abri sur la glace, d’une épaisseur d’environ 30 centimètres ou plus, est doté d’un poêle à bois qui dégage une chaleur agréable. En termes de meubles, seul un banc, ou une chaise, décore la petite pièce mesurant plus ou moins deux mètres carrés.
Tempête
Deux semaines passées, une violente tempête hivernale a sérieusement secoué les cabanes. Celle de M. LeBlanc était toutefois bien ancrée mais quelques autres habitations temporaires n’ont pu résister au vent qui soufflait violemment. D’après le pêcheur LeBlanc, des abris non attachés sur la glace sont faciles à déplacer. «On n’a pas de misère à les pousser sur la glace avec nos bras.» On pouvait par ailleurs constater que quelques-unes des mini maisons, en raison d’un vent fort, ont glissé jusque près du bord de la rivière.
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