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Le 30 mai 2002

Évasion - Perspectives francophones

Québec en plein air, pourquoi pas?

Par : Pierre Couture


Il y a Québec, la carte postale urbaine, avec en tête ses rues pittoresques, ses cafés-terrasses, ses musées et son majestueux château juché à flanc de cap. Il y a aussi Québec montrant son visage écotouristique, beaucoup moins connu celui-là, où dépaysement et bouffée d’adrénaline sont garantis.
L’écotourisme et le tourisme d’aventure ont de plus en plus la cote d’amour auprès des visiteurs en quête d’expériences nouvelles. Les Nations Unies ont d’ailleurs décrété que l’année 2002 est celle de l’écotourisme. Qui plus est, le premier Sommet mondial sur l’écotourisme aura lieu à Québec en mai; plus de 1 000 délégués en provenance d’un peu partout y sont attendus.

Quelle est la tendance de cette nouvelle niche de l’industrie qui se développe à un rythme étonnant? Réponse : l’accessibilité à la nature, le dépaysement, les grands espaces et le respect de l’environnement.

Et pour les six millions de touristes et d’excursionnistes qui visitent annuellement Québec, force est de constater que les choix ne manquent pas.
Pas étonnant qu’un sondage du magazine Condé Nast Traveler place Québec au troisième rang des villes canadiennes les plus appréciées par les touristes (derrière Vancouver et Victoria). En Amérique du Nord, la capitale québécoise se hisse au 11e rang (sur 32 destinations) et elle occupe le 23e rang dans le monde (sur 90 destinations).

Cela étant dit, par où commencer? De Québec, empruntez donc l’autoroute 40 jusqu’à Saint-Raymond-de-Portneuf. Puis mettez le cap sur la réserve faunique de Portneuf pour une expédition en canot-camping sur le Bras-du-Nord (rivières Neilson, Sainte-Anne ouest et Mauvaise). Partez à l’aventure sur un parcours de 34 kilomètres et découvrez des paysages susceptibles de vous couper le souffle. Une expédition tantôt paisible avec interprétation faunique, tantôt sportive avec portage. Il est même possible de parfaire ses connaissances de spéléologue en herbe en explorant la grotte du Trou du Diable, à Saint-Casimir.

À deux pas de là, les passionnés de vélo de montagne ont rendez-vous à Rivière-à-Pierre, où une piste cyclable multifonctionnelle de 63 km aménagée sur une ancienne voie ferrée les attend. Ce parcours rejoint entre les villages la piste des cheminots à Shannon, près de Valcartier, qui permet d’accéder au centre-ville de Québec. La piste fait partie du projet de «la route verte», qui consiste à relier entre elles toutes les régions du Québec par un réseau de pistes cyclables.

Une marche en forêt? À quelques kilomètres de Saint-Raymond, la Station écotouristique Duchesnay, située en bordure du lac Saint-Joseph, offre aux mordus de randonnée pédestre un réseau de 16 kilomètres de sentiers avec plusieurs sites d’observation tout aussi intéressants les uns que les autres.
 
L’appel des loups
 
Plus au nord, les loups interpellent les plus braves dans le parc de la Jacques-Cartier. Avec l’aide d’un guide, s’enfoncer dans la forêt par un soir de pleine lune pour appeler les loups n’aura jamais été aussi facile. Les participants peuvent aussi observer l’orignal, l’ours noir, le castor et quelques-unes des 23 espèces de mammifères qui parcourent l’immense territoire du parc de la Jacques-Cartier et de la Réserve faunique des Laurentides.

La descente en eau vive sous toutes ses formes est aussi à l’honneur. Savourez l’expérience du surf sans planche et appréciez le vertige du «saut de la roche» en toute quiétude sur la rivière Jacques-Cartier. Dernière-née des sports d’eau vive, la luge d’eau risque aussi de vous en mettre plein la vue... et les oreilles.

Envie d’une bouffée d’air frais? L’île d’Orléans se prête admirablement à une promenade à vélo. Comme le tour complet de l’île représente un parcours de 67 km, cinq circuits très populaires favorisent la découverte des paysages enchanteurs et le contact avec les insulaires. Du bonbon!
 
Descente sportive de canyon
 
À cette étape-ci, une petite virée sur la Côte-de-Beaupré s’impose. À Saint-Ferréol-les-Neiges, au pied du mont Sainte-Anne, le «canyoning» (l’exploration de chutes d’eau et de canyons à pied) est en train de gagner véritablement ses lettres de noblesse. La chute Jean-Larose, d’une hauteur de 50 mètres, représente un défi de taille. La technique est relativement simple : descendre le canyon le long d’une corde fixée à la paroi rocheuse et calcaire de la chute. Renversant!
 
Longue randonnée pédestre
 
Plus à l’est, à seulement 40 minutes de Québec, le sentier des Caps de Charlevoix vous invite à partager la joie des longues randonnées pédestres en plein air. Un sentier aménagé de 51 km, où l’on trouve six refuges destinés à l’hébergement, relie Saint-Joachim à Petite-Rivière-Saint-François, en partant de la Réserve nationale de faune du cap Tourmente. Les sentiers pourvus de plusieurs belvédères offrent des paysages d’une beauté ineffable depuis les hauteurs du cap Tourmente jusqu’à l’île-aux-Coudres, seul endroit au Québec qui réunit un moulin à eau (1825) et un moulin à vent (1836) fonctionnels. Un pur déracinement.
 
Pour renseignements supplémentaires, consultez dans Internet :
— www.sepaq.com
— www.quebecregion.com
— www.tourisme.gouv.qc.ca.



Webographie

  • SEPAQ
  • Site de la région de Québec
  • Site du Ministère du tourisme du Québec


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