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Le 3 mars 2005


La nature humaine, vue par le Théâtre du Village

Par : Jean-François Bertrand
Editeur : L'Express d'Orléans

Dans un décor inspiré des toiles de Magritte, l'on rencontre un désespéré qui veut mettre fin à ses jours en se jetant d'un septième étage. Et c'est sur une corniche qu'il rencontre douze personnages, qui eux font partie de sept histoires.

Tel que l'analyse Alton Legault, l'un des comédiens, chaque personnage, ou groupe de personnages, représente une recherche : de l'amour, de la santé mentale, de la réussite sociale, de Dieu, de la beauté, du plaisir et de la sagesse.

Au coeur de ses quêtes que l'on découvre une à une, il y a L'homme- seul personnage sans nom. Solidement interprété par Raymond Benoît, L'homme traverse devant nos yeux une crise existentielle.

Autour de lui gravitent différents voisins. Il faut souligner le jeu de Ginette Laguë qui a su créer un personnage de centenaire bien loin de la caricature. Tout aussi crédible, Glady's Rocque dans le rôle de Lee-Ann, toujours à la limite de perdre la raison.

On aurait pu accuser André Gélinas de forcer la note dans son interprétation de Marshall, mais se serait ignorer que le personnage, un homme de théâtre qui joue le rôle de sa vie, demande justement un jeu forcé.

Marcus Carbonneau, directeur artistique du Théâtre du Village, a "demandé" (comme il le souligne) un petit rôle au metteur en scène. Il interprète l'hôte d'un party, à la recherche d'une autre soirée - car celles qu'il manque sont toujours les meilleures. Ses convives, interprétés par Gabriel Poitras et Claire Poitras, sont tout aussi hédonistes. Le paysage sonore illustre bien leur monde éphémère.

Suzanne Roy-Love et Richard Chartrand forment un couple où se marrie amour et violence, tandis que Madeleine Payer, en Rachel, est sur un fil de fer entre sa foi et ses doutes.

Francine Dion et Alton Legault, forment un couple qui redéfini ce qui est beau - et leur sensibilité face à l'esthétique. Claire Labrosse, finalement, a pu manier le texte de la Nurse Wilson afin de bien en faire paraître la frustration de celle qui "aime les gens en général mais ne supporte pas les individus."

La pièce, mise en scène par Laurent Gélinas, est un texte de Morris Panych, où l'absurde rejoint le surréalisme. Le décor, signé Jean-Charles et Jean-François Labrosse, convient parfaitement au texte, en ce sens.

7 histoires à 7 étages, présenté par le Théâtre du Village d'Orléans, les 4, 5, 12, 18, 19 mars à 20 h et le 13 mars à 14 h, au Centre culturel d'Orléans, 6600, rue Carrière. Billets : 10 $ pour les membres du Théâtre du Village d'Orléans et du MIFO, les étudiants et les aînés; 12 $ pour les non-membres.

Réservations et billetterie : 830-0217.



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