Le 27 mars 2006
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| La directrice générale de l’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes, Ghislaine Sirois. Photo : Louis-Marie Achille |
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L’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes tente de sensibiliser les employeurs
Par : Louis-Marie Achille
Editeur : L'Express
L’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes (AOcVF) vient de lancer une campagne d’information auprès des employeurs afin de les sensibiliser à la problématique du harcèlement sexuel en milieu de travail.
L’un des supports utilisés est la production d’une vidéo que l’institution entend donner la plus large diffusion possible en Ontario français.
Un phénomène à effet multiple
La projection de la vidéo pour la presse a récemment eu lieu au local du Centre espoir Sofie au centre-ville d’Ottawa. Dans la vidéo intitulée Changer les choses, l’accent a été mis sur la définition du harcèlement sexuel au travers de petits gestes en apparence anodine, les recours mis à la disposition des femmes et l’impact subi par les femmes après avoir été victimes.
«L’impact est surtout émotif, il peut passer de l’anxiété à la dépression, allant même jusqu’au suicide. Les femmes souvent ont des maladies, doivent prendre des congés prolongés. Ce sont des choses très coûteuses à la fois pour l’employeur et la femme. Il y a aussi des impacts économiques très importants pour l’individu qui le subit parce qu’il doit changer d’emploi et pour la compagnie parce que des fois ce sont des baisses de producti-vité», explique la directrice générale de l’association, Ghislaine Sirois.
Les employeurs face à leurs responsabilités
Mme Sirois souligne que la vidéo, réalisée de concert avec le Centre for Research on Violence Against Women and Children de l’Université Western, a été produite pour sensibiliser les employeurs et la communauté à la problématique et leur fournir des outils en vue de la prévention et de la résolution des problèmes.
À ce propos, la dirigeante de l’AOcVF fait état d’une étude réalisée par l’Université Western selon laquelle 43% des femmes au Canada ont été victimes à un moment donné de harcèlement sexuel dans leur milieu de travail et seulement 8% ont dénoncé ces abus. En ce sens, celle-ci indique que les employeurs doivent être conscients de leurs responsabilités face à cette question. « Sur le plan juridique, il y a des obligations qui confirment que les employeurs doivent assurer un milieu sain pour les femmes, un milieu qui est libre de harcèlement sexuel», rappelle Ghislaine Sirois.
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