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Le 3 avril 2006


Grande déception pour les francophones de l’Ouest d’Ottawa

Par : Louis-Marie Achille
Editeur : L'Express

Douche froide pour les francophones de l’Ouest d’Ottawa qu’est la décision du comité de sélection de ne retenir aucun site dans ce secteur pour l’emplacement de l’un des premiers Monuments de la francophonie.

Des personnalités de l’Ouest déplorent le fait que les six sites sélectionnés se retrouvent dans l’est de la ville.

Le conseiller scolaire Bernard Bareilhe qui avait soutenu la candidature de l’école élémentaire publique Charlotte-Lemieux tant par son histoire, sa situation géographique que par sa clientèle multiethnique, est amer. «C’est très décevant. L’emplacement des sites tourne autour de Vanier et d’Orléans. C’est comme confirmer que les francophones étaient dans l’est», regrette le conseiller scolaire du secteur Bell-Nepean Sud, Kanata, Carleton Ouest, Goulbourn, Baie, Baseline, Knowxdale-Merivale et Rideau au Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario.

Le Conseil des écoles catholiques de langue française du Centre-Est, La Cité collégiale, le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO), la Caisse populaire Trillium, le Centre franco-ontarien de ressources pédagogique et l’Université d’Ottawa doivent accueillir chacun un monument.

Bernard Bareilhe rend compte de sa déception en faisant remarquer «qu’il y avait et il y en a des francophones dans l’Ouest. De plus, le nombre va croissant». Pour lui, c’est également dommage «car il y a un grand effort qui se fait dans l’ouest, les francophones s’organisent avec la mise sur pied du CMFO. C’est ne pas reconnaître ce fait».

Le conseiller scolaire dit espérer qu’il ne s’agit pas d’un message que le comité de promotion des monuments envoie à l’Ouest.

Dans la même veine, Ronald Saumure soutient que «l’Ouest de la capitale représente le nouveau visage de l’expression franco-ontarienne. C’est une francophonie diversifiée, multiculturelle, multiethnique et dispersée » avec plus d’une dizaine d’écoles et trois en construction. Celui-ci fait siens les propos de Bernard Bareilhe dans L’Express du 20 mars selon lesquels «le choix d’un site dans l’Ouest d’Ottawa aurait été une reconnaissance du fait francophone dans cette partie de la ville qui a toujours existé soit du côté des écoles catholiques, soit du côté des écoles publiques ».

Jérôme Tremblay d’Ami Jeunesse et Aldei Ladouceur du Club Soleil déplorent ce fait également. Tout en réaffirmant leur soutien au projet des Monuments de la francophonie, ils affirment que le véritable monument dans l’Ouest sera le Centre multiservice francophone (CMFO).

Le mot du comité
Dans un communiqué de presse publié le lundi 27 mars, le comité des Monuments présidé par Alain Vachon a salué la qualité des candidatures soumises et le travail réa-lisé par le comité de sélection indépendant dans la transparence.

Le texte rappelle les propos de la présidente du groupe de sélection, Ginette Gratton, au Gala Richelieu de la Francophonie, le 24 mars, qui «a émis le souhait de voir des monuments dans l’Ouest de la ville et à l’hôpital Montfort ».

L’Express a appris, au moment de mettre sous presse et de sources normalement bien informées, que le comité de Monuments de la francophonie s’apprêterait à annoncer, dans un communiqué officiel, la sélection de l’école élémentaire publique Charlotte-Lemieux comme septième et unique site dans l’Ouest de la ville pour ses monuments. Ceci ferait suite à la réception tardive de la candidature de l’école élémentaire publique Charlotte-Lemieux par le comité de sélection.



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