Le 3 août 2002
Volume V
Numéro 8
Deux enfants à Terre-Neuve
Par : Anne-Marie Gignac
Editeur : L'Express du Pacifique
Deux jeunes francophones de Colombie-Britannique sont allés représenter la province à la Fête nationale du patrimoine de la fondation Historica. Ce rassemblement s’est tenu à St-John’s Terre-Neuve du 8 au 14 juillet derniers. Nos deux ambassadeurs nous ont communiqué leurs impressions.
Près de 160 jeunes provenant de différentes écoles canadiennes se sont rassemblés à Saint-John’s Terre-Neuve pour la Fête nationale du patrimoine de la fondation Historica. Ce rassemblement avait lieu du 8 au 14 juillet derniers. L’Express du Pacifique s’est entretenu avec deux franco-colombiens qui étaient de la partie.
Ce huitième rendez-vous annuel a permis à Christine McKay ainsi qu’à Adrian MacRae, âgés de onze ans, de séjourner sur la Côte Est et d’explorer l’histoire de St John’s. En plus d’approfondir leur connaissance sur la province maritime, Christine et Adrian ont eu l’occasion d’échanger avec des jeunes à l’échelle du Canada : « J’ai beaucoup appris sur les cultures des autres personnes au Canada » disent-ils.
En effet, cet événement a permis aux élèves d’apprendre au contact des autres qui étaient sur place. Parmi les activités proposées, il y avait l’exposition de la Fête du Patrimoine où chacun présentait un projet racontant un grand moment de l’histoire canadienne ou encore un événement plus personnel. Adrian s’est intéressé pour son projet à l’œuvre de Samuel Maclure, célèbre architecte des années 20 à Victoria. Christine, quant à elle, a présenté l’histoire de Kathleen O’Reilly, célèbre femme qui vécut à Point Ellice House et dont le fantôme, dit-on, continue de hanter les lieux.
La majorité des participants ne parlaient que l’anglais ou le français. C’est dans des moments comme ceux-là que Christine et Adrian réalisent la chance et l’importance de parler plus d’une langue. « Parler français a été un avantage pour communiquer avec les autres élèves », souligne la jeune fille de onze ans qui se faisait un plaisir de jouer à l’interprète. Pour Adrian, qui dit ne pas avoir d’occasions fréquentes de parler français en Colombie-Britannique, l’expérience a été enrichissante.
Christine et Adrian gardent un beau souvenir de cette expérience multiculturelle et tous deux s’entendent à dire que s’ils avaient la chance de revivre un moment pareil, ils recommenceraient sans hésitation.
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