Le 1 mars 2002
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| Roxane Dupuis : « Il est important de faire comprendre que l’on ne fait pas seulement partie de la communauté, mais qu’on en est des acteurs. »
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Roxane Dupuis prend l’avenir de la jeunesse canadienne en main.
Par : Jean-François NADEAU
Editeur : Place aux femmes
« Je suis maniaque de représenter les jeunes, d’analyser leurs besoins et de véhiculer leur message. Au fond, j’ai à cœur d’améliorer leur situation. Si j’ai pu le faire pour une seule personne, c’est déjà merveilleux. »
Aujourd’hui coordonnatrice de projets en formation et leadership pour le Conseil jeunesse provincial (CJP) du Manitoba, Roxane Dupuis est une meneuse née. En fait, sa passion pour la revendication au nom des siens s’est révélée dès son enfance, alors qu’elle était membre des guides. « Les guides m’ont donné la chance de discuter ouvertement, pour la première fois, avec des filles de mon âge, explique-t-elle. J’ai pu alors m’engager et connaître mes valeurs pour les affirmer. »
À la suite de cette prise de conscience, Roxane Dupuis s’est impliquée dans son milieu scolaire en devenant présidente du conseil étudiant, tâche qui l’a menée à occuper, durant sept ans, divers postes au sein du conseil d’administration du CJP, dont celui de présidente. « Pour moi, il était, et il est toujours essentiel, de revendiquer la place des jeunes, affirme-t-elle. Il est important de faire comprendre que l’on ne fait pas seulement partie de la communauté, mais qu’on en est des acteurs. »
D’ailleurs ce message, la Franco-Manitobaine a eu l’occasion de le partager à près de 4 000 000 de personnes, alors qu’elle était présidente de la Fédération de la jeunesse canadienne-française.
« Au Sommet de la Francophonie de Moncton de 1999, au Nouveau-Brunswick, j’étais représentante du Canada dans l’équipe du premier ministre Jean Chrétien, raconte Roxane Dupuis. J’ai donc composé et prononcé une partie du discours d’ouverture. Bien sûr, nous avons souhaité la bienvenue aux 52 chefs d’État qui étaient présents, mais nous avons également profité de l’occasion pour leur rappeler, ainsi qu’aux téléspectateurs et aux autres gens qui assistaient à la cérémonie, que les jeunes ne sont pas la relève, mais les auteurs du présent. »
Plusieurs se seraient contentés de ce geste, mais Roxane Dupuis considère qu’il reste encore beaucoup à faire pour répondre réellement aux besoins de la jeunesse canadienne.
« Il existe de nombreux programmes gouvernementaux destinés aux jeunes, mentionne-t-elle. Toutefois, peu d’entre eux nous sont accessibles tout en comblant vraiment nos espérances. Je crois que nous devrions être davantage consultés afin que de telles situations soient évitées. De toute façon, les résultats sont vraiment meilleurs quand nous sommes impliqués à la base. »
Pour ce faire, la jeune franco-manitobaine suggère plusieurs pistes de solution. « Le Canada devrait se doter d’un ministère de la Jeunesse, lance Roxane Dupuis. Notre pays est l’un des seuls à ne pas en avoir. De plus, il faudrait davantage de jeunes femmes députés. Je suis certaine qu’elles feraient bouger les choses et qu’elles seraient sensibles à notre situation. En fait, je crois énormément au fameux “Par et pour” ».
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