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Le 13 septembre 2004

Info Week-End

Le responsable du Cinéma V, James Gallant, la présidente de l’Association culturelle du Haut-Saint-Jean et la responsable de la Tournée FIFCA à Edmundston, Audrey Côté Saint-Onge et Huguette Desjardins, désapprouvent la décision du festival de ne pas s’arrêter chez nous. Photo : Julie Poulin

La tournée FIFCA 2004 ne s’arrêtera pas à Edmundston

Par : Julie Poulin
Editeur : Info Week-End

Des représentants du milieu culturel de la région considèrent comme une trahison le fait que la tournée 2004 du Festival international du cinéma francophone en Acadie (FIFCA) ait décidé de ne pas s’arrêter à Edmundston, comme prévu initialement.

Pour une troisième année consécutive, la tournée FIFCA reprendra la route du 20 au 22 septembre. Jusqu’à tout récemment, les responsables du passage de la tournée chez nous, l’Association culturelle du Haut-Saint-Jean et son partenaire, le Cinéma V, croyaient dur comme fer que le FIFCA prendrait l’affiche à Edmundston, tout comme en 2002 et en 2003. Il en sera toutefois autrement puisque cette année, les municipalités hôtesses seront Saint-Jean, Fredericton, tout comme les années précédentes, et Miramichi, pour une toute première fois.

« C’est une trahison! Sans avis, sans explications ni commentaires, sans regrets donc, on abandonne Edmundston! », s’est insurgée la responsable du projet pour l’Association culturelle du Haut-Saint-Jean, Huguette Desjardins.

Madame Desjardins a expliqué qu’une grande partie de l’indignation de son association provient du fait que le FIFCA lui a laissé entendre durant quelques semaines qu’Edmundston faisait partie de l’événement 2004. « Le FIFCA nous a laissé croire jusqu’au 23 août que la tournée viendrait à Edmundston. Nous avons même reçu la première programmation », a raconté madame Desjardins.

C’est en consultant le site Internet du FIFCA que l’association culturelle s’est rendu compte qu’elle avait été rayée de la tournée.

« Pour nous, la déception est d’autant plus profonde que nous étions en bonne voie de développer un intérêt certain pour le cinéma francophone chez nous », a ajouté la présidente de l’association culturelle, Audrey Côté Saint-Onge.

En 2002, les films présentés à Edmundston durant la tournée FIFCA ont attiré 500 amateurs du septième art. En 2003, ils étaient deux fois plus nombreux. Et depuis, plusieurs continuent à réclamer du cinéma francophone sur une base régulière. Le Cinéma V caresse d’ailleurs des projets visant à satisfaire ce type de clientèle.

Question de finances
Lorsqu’interrogé sur les raisons qui l’ont amené à prendre une telle décision, le président et directeur général du FIFCA, Pierre Bernier, a invoqué des raisons financières. D’après monsieur Bernier, le budget du festival 2003, dont une partie provient de Patrimoine canadien et l’autre de commanditaires, n’a pas été suffisant. L’organisation a même dû puiser dans son fonds général.

« Cette année, nous avions demandé plus de fonds à Patrimoine canadien afin de nous permettre de visiter cinq villes, dont Edmundston, plutôt que trois. Mais nous n’avons obtenu aucun argent supplémentaire. Nous avons donc dû nous restreindre à trois villes, d’autant plus que nous avons eu moins de contributions de nos commanditaires », a expliqué monsieur Bernier.

Le président et directeur général du FIFCA a ajouté que son organisation a préféré Miramichi à Edmundston pour sa situation géographique. Selon lui, en concentrant la tournée dans le Sud et en évitant une visite dans le Nord, la facture reliée aux transports des films par des chauffeurs sera moins salée.

Interrogé à savoir pourquoi le FIFCA a tant tardé à faire connaître sa décision à Edmundston, Pierre Bernier a soutenu que l’organisation a attendu la réponse de Patrimoine canadien concernant l’aide financière accordée avant de bouger.

« C’est malheureux ce qui arrive. Je sympathise vraiment avec l’Association culturelle et je comprends ses réticences. Notre intention est de retourner à Edmundston l’an prochain. J’ai déjà eu un entretien avec Patrimoine canadien à ce sujet et cela s’annonce positif », a affirmé Pierre Bernier.



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