Le 2 mai 2005
Info Week-End
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| Le ministre des Relations intergouvernementales et internationales de la province, Percy Mockler, discute en compagnie de Léa Bakissi, une dame originaire de La Martinique qui s’est récemment établie à Dieppe. Tous deux étaient présents lors de l’annonce du financement du CIR à Saint-Léonard.
Photo : Julie Poulin |
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Ottawa accorde 996 000 $ au projet de Saint-Léonard
Par : Julie Poulin
Editeur : Info Week-End
Le Carrefour de l’immigration rurale (CIR) de Saint-Léonard peut enfin aller de l’avant. Ottawa vient de lui accorder 996 000 $ qui lui permettront d’amorcer pour de bon ses activités sous forme de projet-pilote.
Le CIR a été créé à l’automne 2004 afin d’attirer des immigrants francophones ou francophiles à Saint-Léonard et de faciliter leur intégration dans la communauté. L’organisation s’est donné pour mission d’offrir des services de première ligne visant à appuyer et à promouvoir la pleine participation des étrangers au développement des aspects social, culturel et économique de la vie de la municipalité.
Mais surtout, le mandat du CIR est de développer un modèle d’expertise en matière d’immigration qui servira pour l’ensemble des communautés rurales francophones de l’Atlantique, voire des autres provinces du Canada. Ce modèle sera d’abord mis à l’épreuve dans deux autres collectivités rurales canadiennes qui n’ont pas encore été dévoilées.
La durée prévue pour le projet-pilote est de trois ans. La présidente du CIR, Huguette Plourde, a souligné qu’au cours de ces trois années, l’organisation devra négocier l’obtention de subventions supplémentaires pour assurer son fonctionnement.
Depuis ses débuts, la province a déjà investi 100 000 $ et la municipalité de Saint-Léonard a offert un soutien technique.
Le CIR est une solution qui a été pensée par des citoyens de Saint-Léonard en collaboration avec la Municipalité et de nombreux partenaires locaux afin de pallier un important problème de décroissance de la population. Le vieillissement de la population, la dénatalité et l’exode des jeunes font partie des facteurs pointés du doigt pour expliquer cette situation.
Approche humaine
Pour le moment, le CIR est dirigé par un conseil d’administration bénévole et il est appuyé par toute la communauté de Saint-Léonard. Cette dernière collabore aux activités de l’organisation. D’ailleurs, depuis plusieurs années déjà, les citoyens accueillent à bras ouverts des délégations de visiteurs étrangers. Deux familles d’entre elles originaires du Bangladesh et du Rwanda ont d’ailleurs entamé des démarches afin de s’établir à Saint-Léonard.
« Les gens d’ici ne font pas qu’accepter la venue d’étrangers chez eux, ils ouvrent leurs portes et leurs cœurs. Ils les hébergent, les invitent à partager les repas et leurs activités sociales. C’est ce genre d’approche humaine que le CIR a décidé d’adopter et de faire valoir », a expliqué Huguette Plourde.
Madame Plourde a ajouté que l’intégration se fait de façon mutuelle entre les nouveaux arrivants et la communauté. « Les uns apprennent des autres », a-t-elle souligné.
Des détails supplémentaires concernant le CIR, dont les membres du conseil d’administration, sa structure et son plan d’action, seront dévoilés en juin.
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