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Le 12 décembre 2005

Info Week-End

Michèle Marchand, Chantale et Pierre Nadeau espèrent trouver des « parents » pour tous les pensionnaires du Refuge du mignon petit compagnon. Photo : Julie Poulin

Amoureux des animaux
Ils ouvrent un refuge pour les chatons

Par : Julie Poulin
Editeur : Info Week-End

Trois amoureux des animaux ont récemment ouvert un « orphelinat » pour les chatons sur la rue Chassé à Saint-Hilaire. Le « Refuge du mignon petit compagnon », une organisation privée à but non lucratif, ouvre ses portes depuis le 27 octobre aux petits félins abandonnés.

Les trois « amoureux », ce sont Michèle Marchand, Chantale et Pierre Nadeau. La première est toiletteuse professionnelle pour les animaux, notamment pour les pensionnaires de l’Hôpital vétérinaire du Madawaska. Elle est aussi propriétaire de son propre salon. C’est d’ailleurs au sous-sol de son commerce que se trouve actuellement le refuge.

Chantale et Pierre Nadeau sont conjoints. Le couple a plusieurs « enfants » adoptifs : six chats et deux chiens. Chantale Nadeau est aussi apprentie toiletteuse au salon de Michèle Marchand.

Tous les trois caressent le rêve d’ouvrir un grand refuge où ils pourraient accueillir les chiens et les chats abandonnés. Pour le moment, faute d’espace et de ressources, ils se consacrent aux chatons.

Pour mener à bien ses affaires, le trio travaille en étroite collaboration avec l’Hôpital vétérinaire du Madawaska. Tous les chatons du refuge lui sont d’ailleurs envoyés par les vétérinaires de l’endroit, dûment examinés, vaccinés et vermifugés. Il s’agit de « minous » abandonnés et destinés à l’euthanasie malgré leur bonne santé.

« Pour le moment, nous n’acceptons que les chats qui nous sont envoyés par l’Hôpital vétérinaire, car nos ressources sont limitées. De cette façon, nous évitons que les nouveaux venus transmettent des maladies ou des puces aux autres », a expliqué Michèle Marchand.

Normalement, les gens qui vont porter les chatons à Hôpital vétérinaire du Madawaska doivent débourser 10 $ pour les faire « endormir ». Les vétérinaires en sauvent plusieurs en les confiant au refuge. Les 10 $ sont alors donnés à l’organisme, qui fonctionne actuellement avec des dons en argent, en nourriture et en matériel (comme des litières, des cages, des transporteurs et des jouets).

Michèle Marchand et les Nadeau s’occupent de tout le reste, entre autres l’entretien des lieux, la tenue des livres, les soins aux chatons, le tout bénévolement.

Les gens qui désirent adopter un « minou » peuvent se rendre sur place pour le choisir. Les nouveaux maîtres sont invités à faire un don d’au moins dix dollars.

Le refuge peut actuellement accueillir un maximum de 20 chatons. Depuis son ouverture, l’organisation en a hébergé 33, dont 17 ont été adoptés.

Pour les trois responsables du refuge, il n’est pas question de sacrifier la vie d’aucun de leurs protégés. Quand l’un d’entre eux atteint l’âge critique de six mois sans avoir été choisi, ils se chargent de le faire opérer pour l’empêcher de se reproduire. D’ailleurs, ils se sont donné comme mission de sensibiliser les gens à l’importance de faire stériliser leur animal. « Il y a tellement d’animaux errants ou qui se font tuer parce que personne ne veut s’en occuper. On peut pourtant éviter toutes ces horreurs », a soutenu Chantale Nadeau.

Selon la vétérinaire Pierrette Mercier, à l’Hôpital vétérinaire du Madawaska, plus de 1000 animaux domestiques subissent une euthanasie tous les ans. De ce nombre, environ 60 % sont des chats, le reste étant des chiens. Seulement la moitié d’entre eux sont malades, les autres sont simplement abandonnés à leur sort.

Un plus grand refuge
Le Refuge du mignon petit compagnon est appelé à devenir plus grand. Ses trois fondateurs espèrent obtenir des subventions afin de s’installer dans un endroit plus vaste où il serait possible d’accueillir des chiens en plus des chats. Ils comptent aussi aller chercher plus de dons et de bénévoles.

Michèle Marchand, Chantale et Pierre Nadeau ont déjà pensé à s’associer avec la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA), dont l’absence dans la région est selon eux un manque énorme. Cependant, ils ont plutôt choisi de devenir une entreprise privée indépendante à but non lucratif. « Nous avons pris cette décision pour plusieurs raisons. S’associer avec la SPCA est une affaire très, très compliquée, notamment à cause de toute la paperasse à remplir avant d’en arriver à un résultat. Et puis aussi, nous, nous voulons nous consacrer seulement aux chats et aux chiens, sans être obligés d’accepter d’autres animaux », a fait savoir madame Marchand.

Pour l’instant, le Refuge du mignon petit compagnon est le seul organisme du genre dans la région.



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