Jeux de la francophonie canadienne


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Le 24 juillet 2005

Jeux de la francophonie canadienne

Athlétisme: les athlètes du stade universitaire

Par : Rachelle ROBICHEAU (NE) Lucas THOMAS (SK)

Le stade de l’Université du Manitoba débordait d’événements pour la dernière journée de compétition des Jeux de la francophonie canadienne (JFC), le 23 juillet. Comme toute compétition, il y avait des perdants, des gagnants et les bénévoles. Les JFC ne fonctionneraient pas sans cette troisième catégorie de personnes. Voici des entrevues avec quelques personnes qui offrent de leur temps au stade.

L’homme derrière le microphone
Au stade de l’Université du Manitoba, les résultas des événements s’annoncent des haut-parleurs. C’est la voix de Jaques Dorge, bénévole et annonceur pour JFC. Il a déjà été annonceur aux Jeux panaméricains en 1999, mais il s’agit de sa première participation aux Jeux. Il n’a que des mots d’encouragement pour les JFC et ses participants. « Les Jeux démontrent une initiative extraordinaire par rapport aux jeunes, dit t-il. Ils les encadrent dans leur langue et leur culture française ».

Ses prédictions pour le podium? « Le Québec gagne avec les points, mais je pense que les équipes avec le plus d’esprit sont les provinces des Maritimes. »

La face dorée de la médaille
Québec est une équipe forte qui démontre ses talents partout aux JFC, et l’athlétisme ne fait pas exception. Annie Larose du Québec a déjà gagné la médaille de bronze dans le lancé du javelot féminin, la médaille d’argent dans le lancé du poids féminin, ainsi que la médaille d’or dans le lancé du disque féminin. Elle croit que l’importante présence francophone au Québec leur donne un avantage. Ses victoires sont suivies par des mots très intéressants.

« Pour les Québécois, le français est notre langue première, et tous nos athlètes peuvent participer, remarque-t-elle. Mais dans les autres provinces, là où le français est parfois une langue secondaire, il y a des limites sur les athlètes qui peuvent participer. Mais le nombre de médailles ou de trophées ne détermine pas le vrai gagnant. C’est important d’encourager tout l’ensemble, et se concentrer sur nos performances et victoires personnelles. » Le drapeau du Québec flottera toutefois sur l’estrade aux remises de médailles.

L’autre côté de la médaille
« Qu’est-ce qu’on manque en muscle, on le gagne en esprit!, dit un coureur de l’équipe Saskatchewan, Mathieu Couture, en constatent les médailles que sa délégation n’a pas gagnées. Même avec les belles installations sportives à Winnipeg, on ne peut pas ressortir de la piste avec une médaille. » Mathieu s’est classé cinquième dans la course de 200 m. L’équipe Saskatchewan s’est classée aussi cinquième, en pointage totale sportif. D’après lui, les JFC sont bien organisés et ils ont fourni les lieux professionnels aux participants. Il est encouragé par l’attitude des autres participants. « Les autres équipes ont beaucoup de classe, sont gentils et pleins d’esprit », termine-t-il.

À la fin de la journée, médaille au cou ou non, tout le monde sort gagnant.



 



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