Le 24 juillet 2005
Jeux de la francophonie canadienne
Si seulement…
Par : Kathrine GAUDET (SK) et Andrée COMEAU (N-É)
As-tu déjà pensé que tu aurais pu mieux faire lors d’un test de sciences humaines ou lors d’un récital de piano? C’est pourtant ce que la plupart des jeunes du volet d’athlétisme croient. Que ça soit du stress excessif, de la fatigue, un manque d’équipement ou d’entraînement. Ces conditions peuvent être désastreuses et faire la différence entre obtenir une médaille ou pas.
Par exemple, Stéphanie Brunette de l’Ontario sent qu’elle aurait pu faire mieux « Je n’ai jamais été si stressée, dit-elle. J’avais trop de pression. J’aurais pu obtenir une troisième place au lancer du poids, ça c’est certain ». À l’opposé, certains jeunes se sentaient relax. Mélanie Ferland du Québec était très à l’aise. Elle a même battu son propre record et a fini en deuxième place lors du lancer du javelot.
Desirae Denis de la Saskatchewan blâme la diminution d’énergie pour justifier son manque de vitesse lors du relais de 4 X 100 m. «À chaque jour, je deviens de plus en plus fatiguée, indique-t-elle. Je me suis couchée à 21 h et je me suis levée à 6 h ce matin. Ce n’est pas assez d’heure de sommeil ». Une autre athlète, Tanya Gallant de L’Île-du-Prince-Édouard, se sentait de la même façon. Mais sa fatigue était plutôt causée par la chaleur et plusieurs compétitions de suite.
Les athlètes ont mentionné à plusieurs reprises qu’ils ont manqué d’équipement lors de leur entraînement. Samuel Daigle de Terre-Neuve n’avait pas de poids pour pratiquer et il sent qu’il aurait pu faire mieux s’il avait pu s’entraîner. Thierry Marchildon-Lavoie n’avait pas de matelas pour pratiquer le saut en hauteur. « J’ai passé jusqu’à un mois sans formation,» dit-il. Il n’y a pas seulement l’équipement qui a manqué, l’entraînement a aussi manqué à plusieurs compétiteurs. Daniel Surette de la Nouvelle Écosse mentionne : «si je m’étais préparé, j’aurais pu bien faire ». Ce manque d’entraînement est-il la faute des entraîneurs? L’accompagnateur du Manitoba, Natalie Paquin, pense que non : « si les jeunes montraient plus d’intérêt à s’entraîner, je pense qu’ils auraient pu faire beaucoup mieux ».
Il y a encore de l’espoir : ça ne fait rien si je gagne ou pas, affirme Thierry Marchildon- Lavoie du Manitoba. Il y a toujours une prochaine fois ».
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