Jeux de la francophonie canadienne


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Le 24 juillet 2005

Jeux de la francophonie canadienne

Bas de vignette : Le groupe Cheu Rig.

L’Î.-P.-É. ne lâche pas la patate!

Par : Julia AUCOIN et Annie GALLANT (IPE)

La devise de l’Île-du-Prince-Édouard (Î.-P.-É.) aux JFC est Lâche pas la patate! Cette devise décrit parfaitement l’attitude des participants de l’ Î.-P.-É. Qu’ils gagnent ou qu’ils perdent, la détermination et la persévérance de l’ Î.-P.-É. est toujours présente.
Aux Jeux de la francophonie canadienne (JFC), cette année, la délégation de l’ Î.-P.-É. a des participants dans toutes les disciplines. C’est la première fois que ça arrive depuis la création des JFC. C’est un objectif qui a été fixé par le chef de mission, Charles Curley, et qui heureusement a été atteint. L’équipe comprend 108 participants et accompagnateurs. Ces participants compétitionnent dans une variété de volets tels que : sportif, culturel et leadership.
« C’est très important pour les jeunes de pouvoir participer à des évènements comme ceux-ci, car nous vivons dans une situation minoritaire et les JFC nous font réaliser que nous ne sommes pas les seuls et qu’il y a d’autres délégations dans la même situation. » affirma Charles Curley. C’est une réalité que les JFC valorisent la langue française et freinent l’assimilation.
Du côté sportif, plusieurs athlètes de l’ Î.-P.-É. se sont démarqués dans leurs disciplines respectives. Deux athlètes se sont mérités une quatrième position sur 20 en athlétisme : Matthew Richard au lancer du javelot et Tanya Gallant au saut en longeur. De plus, l’équipe double masculin en badminton s’est également bien démarquée. Pier-Antoine Ouellet et Kevin Douillette ont remporté la quatrième position sur 11 équipes. Malgré plusieurs blessures, l’équipe de volley-ball féminin a quand même réussi à jouer tout les matchs et s’est classée en xxe position sur 10 équipes. En parallèle, l’équipe masculine a fini en xxe position. En basket-ball, le sport démonstratif, l’ Î.-P.-É. a fini xxe en masculin et xxe en féminin.
Dans le volet culturel, l’ Î.-P.-É. a vraiment bien performé. Le groupe musical Cheu Rig s’est mérité une médaille. Ce groupe dynamique est composé de sept membres extrêmement talentueux, dont cinq de ces membres proviennent du groupe traditionnel Clack’a’zing. « J’avais en tête que nous n’allions pas terminer dans les trois premiers parce que tous les groupes avaient beaucoup de talent. Quand j’ai su que nous étions sélectionnées, j’étais vraiment surprise, » a déclaré la guitariste du groupe, Janelle Richard, en larmes lorsque les juges ont dévoilé les trois équipes finalistes. C’était la première fois aux JFC qu’il y avait une compétition en vidéo. Daniel Arsenault et William Roney ont monté un vidéo de deux minutes qui portait sur l’improvisation. Leur vidéo comprenait des effets spéciaux, dont un écran vert. Ces deux participants sont très familiers avec ce volet technologique, car ils ont déjà participé au Reel Island Film Festival ainsi qu’à d’autres compétitions en français. Pour la première fois, l’ Î.-P.-É. avait une équipe d’improvisation. Elle a gagné un match sur cinq. C’était un bon début pour l’ Î.-P.-É. De plus, un membre de l’équipe, Alexi Ladéroute a remporté l’étoile du match cinq fois et son coéquipier, Matthew Yeo l’a remporté deux fois.
Quant au volet leadership, il y avait trois différentes divisions : chef de mission apprentis, organisation d’événements et médias. Les chefs de mission apprentis ont appris ce que ça signifie d’être un chef de mission. Ils ont même été placés dans un scénario fictif où ils ont dû prendre des décisions à la suite de protestations. Les membres qui participaient à l’organisation d’événements ont eu la chance d’organiser des cérémonies de remises de médailles, ainsi que suivre plusieurs ateliers qui leur permettront d’organiser des événements. Dans le volet médiatique, il y avait deux différentes catégories : la presse écrite et la radio. En presse écrite, les participants ont agit comme des journalistes professionnels tout au long des JFC. Il s’agissait pour eux de couvrir des événements, de rédiger des textes et de prendre des photos. Tout cela était ensuite publié sur un napperon qui était distribué chaque matin dans les plateaux des participants. En radio, c’était pratiquement la même chose, sauf que les nouvelles étaient diffusées par le biais des ondes d’une vraie chaîne de radio.
En somme, les JFC ont connu un franc succès pour la délégation de l’ Î.-P.-É. De plus, l’Î.-P.-É. pense à poser sa candidature pour accueillir les JFC en 2011.


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