Le 26 avril 2006
Volume 93
Numéro 4
La Liberté
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| La directrice de la Winnipeg Humane Society, Vicki Burns, accompagnée de l’activiste Marlene Halverson, le porte-parole du Syndicat national des agriculteurs, Fred Tait et de l’activiste Rick Dove. |
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Abattoir : nouvelle opposition
Par : Daniel Bahuaud
Editeur : La Liberté
L’usine de découpe du porc proposée par OlyWest a de nouveaux opposants.
Des environnementalistes, sociologues, politiciens, résidants du quartier
et même des agriculteurs se disent contre le projet.
L’opposition au projet d’usine d’OlyWest dans Saint-Boniface est à la hausse. À la Concerned Citizens’ Coalition et au OlyWest Biz Opposition Group, s’ajoutent maintenant le Réseau écologique du Manitoba, la Winnipeg Humane Society, le Syndicat national des agriculteurs, des résidants de Transcona et l’ancien maire adjoint de Winnipeg, Bernie Wolfe.
Lors de la longue fin de semaine de Pâques, une quinzaine de démarcheurs, organisés par l’activiste Jim Stevenson, ont fait circuler une pétition à Transcona. Résultat : des centaines de signatures de résidants s’opposant au projet.
L’ancien conseiller municipal et maire adjoint de Winnipeg, Bernie Wolfe, s’est également déclaré contre le projet. Membre de l’équipe municipale qui a mis sur pied le parc industriel de Saint-Boniface, ce dernier a fait remarquer que le projet d’OlyWest ne cadre pas avec la vision des fondateurs quant au développement économique pour la Ville en général et pour le parc en particulier.
En outre, le Réseau écologique du Manitoba, la Winnipeg Humane Society et le Syndicat national des agriculteurs ont tenu, le 20 avril, un forum de discussion sur les retombées négatives de l’implantation du projet OlyWest.
Plus de 225 personnes se sont rendues à l’hôtel Viscount Gort à Winnipeg pour assister à cette conférence, intitulée La production porcine au Manitoba : qu’est-ce que cela peut signifier pour vous? La soirée était animée par l’activiste environnemental américain Rick Dove, la conseillère auprès de l’Institut américain pour le bien-être des animaux, Marlene Halverson, un sociologue américain, Michael Broadway et le coordonnateur manitobain du Syndicat national des agriculteurs, Fred Tait.
« La Caroline du Nord a subi les ravages causés par l’industrialisation de l’élevage du porc, déclare Rick Dove. Nous avons connu la pollution des nappes d’eau et des réseaux hydriques. Chez nous, la pfiestérie, une bactérie qui consomme le sang des poissons et même des humains, a infesté nos cours d’eau. C’est le résultat de la concentration des porcheries et des grandes usines identiques à celle proposée par OlyWest. Les Manitobains doivent réfléchir à leur avenir. »
La Winnipeg Humane Society et l’Institut américain pour le bien-être des animaux s’opposent au projet en raison du mauvais traitement subi par les cochons, notamment les truies. « Elles sont cantonnées dans des cages pour la majeure partie de leur vie », a déclaré Marlene Halverson.
Michael Broadway a remis en question les bénéfices économiques du projet. « OlyWest dit pouvoir créer 1 100 nouveaux emplois, souligne-t-il. Mais quelles sortes d’emplois? Dans plusieurs endroits aux États-Unis, des usines semblables attirent surtout de jeunes hommes célibataires, pauvres et peu éduqués. Dans certains endroits, le taux de criminalité a doublé. Ajoutons à cela le fait que le travail est difficile et épuisant. Les employés n’y restent que pour quelques années. Ce n’est pas de la création d’emplois à long terme. »
Fred Tait, quant à lui, remet en question la centralisation de l’industrie du porc. « Le Syndicat national des agriculteurs n’est pas contre l’élevage du porc, souligne-t-il. Il s’oppose cependant à la création de méga-porcheries et de méga-usines qui ne permettent pas un contrôle adéquat du lisier et des odeurs. Elles sont méga-produtrices de pollution. De plus, elles représentent la corporatisme de l’industrie qui se fait au détriment des petits producteurs. L’ironie est que l’industrie pourrait fournir le même nombre de cochons et mieux gérer l’environnement si elle était décentralisée et contrôlée par les éleveurs traditionnels sur des petites fermes. »
Retombées
positives
Le Conseil du porc du Manitoba ne voit pas la situation du même œil. Au contraire, il affirme que l’usine d’OlyWest ne peut avoir que des retombées positives pour l’économie manitobaine.
« En ce, plus de la moitié des cochons de la province sont envoyés aux États-Unis pour être abattus et transformés, souligne le président du conseil, Karl Kynoch. La situation est non seulement dangereuse pour la santé publique, mais nous empêche de développer notre propre industrie, ce qui nuit à notre économie. Nous voulons voir plus d’emplois chez nous et permettre à l’argent de rester au Manitoba. »
Entre-temps, OlyWest a réaffirmé sa prise de position quant aux craintes des retombées environnementales et économiques de l’usine proposée. OlyWest prépare le dossier qui sera déposé à la Commission environnementale provinciale et organisera des journées portes-ouvertes pour permettre au public de s’informer sur tous les aspects du projet proposé.
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Arts visuels
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Jeu de lumière et de couleurs
Depuis 15 ans, Lucien Jean émerveille les clients
et les amis avec ses vitraux. Le résidant de
Saint-Jean-Baptiste partage sa passion
pour un art difficile où la patience, la technique
et un bon œil sont récompensés.
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Manchette
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Tout développement, tout sourire
Alors que les travaux de la future Place Joseph-Royal vont bon train, le gratin de Saint-Boniface
s’est réuni le 20 avril pour célébrer officiellement
le coup de départ du projet.
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Abattoir : nouvelle opposition
L’usine de découpe du porc proposée par OlyWest a de nouveaux opposants.
Des environnementalistes, sociologues, politiciens, résidants du quartier
et même des agriculteurs se disent contre le projet.
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