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Le 9 novembre 2005
Volume 92 Numéro 30

Danielle Parent, sur le chemin du camp de base de l’Everest.

Jusqu'au pied de l'Everest

Par : Prune Vellot
Editeur : La Liberté

De Winnipeg à Katmandou, de Katmandou
au camp de base de l’Everest,
le voyage a été long et magnifique
pour Danielle Parent.
Rencontre avec cette assidue randonneuse.

Aller au Népal ou au Tibet, voir les montagnes himalayennes, était un rêve de jeunesse pour Danielle Parent. Un rêve qu’elle vient de réaliser en se rendant à pied au camp de base de l’Everest, à 5 350 mètres d’altitude.
Le voyage pour se rendre de Winnipeg à Katmandou, au Népal, a été long : 21 heures de vol au total! Et quelle surprise de découvrir cette capitale si différente des grandes villes nord-américaines! « Nous sommes arrivés en soirée, se souvient Danielle Parent. Contrairement à chez nous, où il y a plein de lumière la nuit, Katmandou est très peu éclairé.
« C’est un pays assez pauvre, poursuit-elle. J’ai été très marquée par cette pauvreté. Et puis les rues sont très étroites, il y a beaucoup de trafic : des autos, des vaches aussi. Pour moi, le dépaysement a plus été au niveau de la ville que du trek. »
Après quatre jours passés dans la capitale népalaise, Danielle Parent et les autres marcheurs ont cependant rejoint Lukla. De là, accompagnés d’un guide sherpa et de deux porteurs, ils ont commencé leur trekking en direction du camp de base de l’Everest.
Ils sont allés alors de villages en villages, croisant sur le bord de la piste des enfants joyeux, réclamant parfois des bonbons. « Les enfants ont l’air heureux, malgré la pauvreté, raconte Danielle Parent. Les gens sont très sympathiques. Ils ont toujours le sourire. On est très bien reçus. » Ils ont ainsi suivi la piste qu’empruntent les Népalais pour se rendre d’un endroit à l’autre.
Les premiers jours, ils ont traversé des paysages très verts, avec de nombreux jardins en terrasse, où l’on cultive pommes de terre, choux-fleurs et brocolis. « C’est superbe, déclare Danielle Parent. Tellement grand, tellement vert. » Cependant, plus ils prenaient de l’altitude, plus l’environnement devenait rocailleux. Avant d’arriver au camp de base de l’Everest, ils ont même arpenté les moraines d’un glacier.
« Ce que j’ai le plus apprécier, ce sont les montagnes », ajoute Danielle Parent. La plus belle image qu’elle garde en mémoire, n’est pas celle de l’Everest, mais celle du Pumori, aperçu depuis le Mont Kala Patar à 5 500 mètres d’altitude. Ce sommet qu’ils ont atteint après une acclimatation régulière à l’altitude.
À cause de cela, il leur a fallu dix jours pour atteindre le pied de l’Everest et seulement quatre pour en revenir. En cours de route, ils ont laissé quatre membres de leur expédition, venus tenter l’ascension de l’Ama Dablan. Un camp de base bien plus accueillant que celui du Toit du Monde!
Danielle Parent est revenue enchantée de ce voyage. Toutefois elle avoue : « J’y suis allée, je ne sais pas si j’y retournerais. Peut-être, je ne sais pas. Il y a d’autres choses que j’aimerais faire. » Mordue de randonnée, elle s’est déjà rendue auparavant dans les Alpes suisses et allemandes. Aujourd’hui, elle envisage de parcourir les chemins de Saint-Jacques de Compostelle et pourquoi pas, d’aller jeter un coup d’œil au Machu Pichu.



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