Le 12 avril 2006
Volume 93
Numéro 2
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| À la hauteur de Morris, vendredi dernier, la rivière empiétait presque sur le pont et la route 75, alors que les autoritésprovinciales annonçaient déjà la fermeture éventuelle de la route. |
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De l’eau et de la sérénité
Par : Sylviane Lanthier, François Cavaillès et Jennyfer Collin
Editeur : La Liberté
Les inondations printanières, ça fait partie de la vie dans la vallée de la rivière Rouge et
le sud du Manitoba. Les municipalités surveillent
la situation, mais ne s’inquiètent pas.
Les inondations printanières n’inquiètent pas trop le directeur général de la municipalité rurale de Montcalm. « C’est pas mal tranquille ici », affirme Michel Duval.
Équipée pour affronter des inondations du niveau de celle de 1997, la vallée de la rivière Rouge peut presque dormir sur ses deux oreilles. Les champs seront inondés, des routes sous l’eau seront fermées à la circulation, mais les fermes, les résidences et les villages ne devraient pas trop pâtir de la crue des rivières. On s’attend aussi à ce que la voie sud de la 75 puisse être fermée à la circulation, auquel cas la voie nord pourrait être utilisée pour les deux sens de la circulation. Tout dépendra de la situation à Morris.
« Aucune résidence ne devrait être inondée si on a un niveau comme celui de 1996, explique Michel Duval. Il y en aura qui seront isolées, mais les gens ont tous des bateaux et peuvent circuler. Certains prennent leur camper et viennent s’installer au village. »
À Saint-Jean-Baptiste, le pont à l’est du village pourrait être fermé. Vendredi dernier, il était prévu que la Province y ajoute des blocs de ciment pour le renforcer. « La pression de la glace et de l’eau peut faire débarquer le pont, explique Michel Duval. Il ne manque que deux, trois pieds d’eau avant que l’eau n’empiète sur la chaussée. »
Si c’était le cas, la digue du village serait fermée dans cette région. « On n’avait pas évacué en 1996 et on n’a pas l’intention de le faire cette fois-ci », indique Michel Duval, qui précise que la municipalité n’a pas déclaré l’état d’urgence.
À Letellier, située un peu plus bas, des résidences près de la Rouge pourraient être touchées tandis qu’à Saint-Joseph, plus en hauteur, Michel Duval ne prévoit aucun problème.
À Ritchot
Environ 14 000 sacs ont été réservés par les résidants de la municipalité rurale de Ritchot, mais Gary Lacoursière, à l’emploi de la municipalité, doute que tous ceux qui en auront commandé devront les remplir de sable.
« Il y a quelques endroits plus bas dans la municipalité où les gens sont obligés de faire des sacs de sable », dit-il, mais ça représente peu de monde. Dans Ritchot comme ailleurs, les inondations printanières menacent surtout des routes et des champs. « Mais s’il y avait une grosse pluie, tout pourrait changer », rappelle Gary Lacoursière.
« Les gens ferment leur digue avec des sacs, poursuit-il. À Sainte-Agathe, il y a quatre maisons un peu plus basses qui pourraient être vulnérables. En gros, on s’attend à la situation qu’on a vue l’été dernier. »
Dans Taché
Dans Taché, le plus gros est déjà derrière les résidants. La pluie et la fonte rapide de la glace ont entraîné une montée rapide des eaux la semaine dernière. Cinq maisons à Lorette et Dufresne ont été inondées. 30 000 sacs de sable ont été remplis. « On a eu des problèmes les 2 et 3 avril, observe la directrice adjointe de la Municipalité de Taché, Jeanette Laramée. C’est fini maintenant, la rivière a baissé d’environ 50 centimètres. »
Certains résidants ont entouré leur maison de sacs, l’eau a recouvert les champs le long de la route 207. « Mais ça, c’est normal. Autrement les canaux vont bien. »
Des routes recouvertes par les eaux ont été fermées pendant quelques jours. La Municipalité a demandé à la Province l’aide financière pour les catastrophes naturelles.
Saint-Pierre-Jolys
Dans la Municipalité rurale De Salaberry et au village de Saint-Pierre-Jolys, le niveau d’eau est stable. « La Municipalité se concentre sur la Rivière-aux-Marais à l’ouest de la municipalité, à la frontière de Morris », explique le directeur général de la Municipalité rurale De Salaberry, Luc Lahaie.
Aucune maison n’a été inondée; seulement quelques terrains agricoles. « La Rivière-aux-Rats est haute, mais elle maintient son niveau et il n’y a plus de neige dans les champs, dit Luc Lahaie. On n’a donné aucun sac jusqu’à maintenant. Personne n’est venu en demander. Je ne pense pas qu’on aura des problèmes cette année. »
Le maire de Saint-Pierre-Jolys, Réal Curé, abonde dans le même sens. « On n’a pas de problème ici, tout est passé, dit-il. Le ruisseau a baissé déjà et les champs sont égouttés. La question qui reste est de savoir comment ça va affecter quand la rivière Rouge va passer. »
Winnipeg
À Winnipeg, en date du 7 avril, le niveau de la rivière avait atteint 20,35 pieds. La Ville prévoieune crue à 21 pieds le 19 avril. Des mesures sont prises pour protéger les résidences situées dans des endroits à risque. Les gens ont été prévenus par la Ville, qui a distribué plus de 71 000 sacs de sable. Une digue en argile a été construite le long de la rue Scotia.
Mais la Ville ne prévoie pas de dommages substantiels. Selon le directeur du service des eaux, Barry Mac Bride, la Ville peut supporter un niveau d’eau élevé, mais doit aussi surveiller la capacité du système d’égouts. Des pompes sont également en opération.
À Winnipeg, la Rouge pourrait rester à un niveau élevé pendant environ un mois avant de redescendre.
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