Le 17 mai 2006
Volume 93
Numéro 7
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L’ouverture officielle du Centre de santé à Saint-Jean-Baptiste l’an dernier.
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Deux autres Centres de santé envisagés
Par : Marie-Chantal BÉDARD
Editeur : La Liberté
Les membres de la table de concertation de Santé Sud-Est
examinent la possibilité de mettre sur pied un Centre de santé
à La Broquerie et à Sainte-Agathe.
Grâce à son Centre de santé, Saint-Boniface a été la première région à offrir des services dans le domaine de la santé en français. Saint-Jean Baptiste, en ouvrant son Centre de santé l’an dernier fut le second, et Notre-Dame-de-Lourdes suit de très près après avoir milité pendant dix ans pour l’obtention d’un nouvel hôpital moderne. La Broquerie et Sainte-Agathe ont-elles l’intention d’emboîter le pas ?
Le projet pour un Centre de santé à La Broquerie et à Sainte-Agathe a été soumis aux gouvernements, il y a deux ans. L’année dernière, au mois de juin, le projet a été approuvé. Les démarches ont commencé en septembre 2005 et les consultants ont été embauchés. « Là, il reste à voir si chacune des communautés est intéressée, si elles souhaitent avoir un Centre de santé, indique le président de la table de concertation de Santé Sud-Est, Edmond LaBossière. Le financement aide à commencer, le reste des fonds doit venir de partenaires et de la communauté. Prenons l’exemple de Notre-Dame-de-Lourdes qui est en train de construire son centre. L’argent du gouvernement et l’initiative de la communauté pour lever des fonds a rendu ce projet possible ».
Il reste à savoir si l’Office régional de la santé du Sud-Est appuiera le projet. « La somme qu’on a reçue vise à pour mener les démarches pour obtenir ces réponses, ajoute Edmond LaBossière. On espère avoir des résultats. ».
Une rencontre publique a eu lieu le 15 mai à La Broquerie et le 16 mai à Sainte-Agathe pour tâter le terrain, car l’appui de la communauté est indispensable pour monter un projet de cette envergure. Les 600 résidants de Notre-Dame-de-Lourdes ont ainsi récolté 1,5 million $ pour contribuer à la somme finale de 2,4 millions $, dont 500 000 $ étaient assurés par le gouvernement provincial. Les négociations avec le fédéral pour une aide de 500 000 $ continuent.
Comme à
Saint-Jean-Baptiste
C’est la même combinaison de financement qui a rendu possible la construction d’un Centre de santé à Saint-Jean-Baptiste. Après huit ans d’attente pour des fonds du gouvernement et une campagne de collecte de fonds menée par les Chevaliers de Colomb, on a réussi à aménager le Manoir avec des salles de bain pour personnes handicapées. La communauté a ensuite persévéré pour obtenir les fonds permettant la construction d’un centre de santé.
« On a continué de mettre de la pression pour avoir un centre de santé, explique le président du Conseil Communauté en Santé, Louis Roy. Ç’a été long avant de l’avoir. Le ministre de la Santé a remis un total de 200 000 $ et l’on a reçu 30 000 $ du fédéral. Si l’initiative est là, c’est possible. La première condition est quand le gouvernement donne un montant suffisant. La communauté peut ensuite y arriver en contribuant et en s’entraidant. Après ça, ça n’a pas été long. Les gens ont été généreux. »
« Ça été un long trajet pour mener le projet à terme, remarque Louis Roy. Ça a valu la peine parce que les résidants, surtout les aînés, apprécient le Centre de santé dans la communauté. Sinon, les gens vont en ville pour avoir les services.»
Un an plus tard
Un an après l’ouverture de leur centre, les résidants de Saint-Jean-Baptiste ont accès à une variété de services en santé sous un toit : services pour aînés, soins à domicile, services à la famille, infirmière communautaire, etc. Auparavant, pour obtenir des soins à domicile, ils devaient se rendre à Lettelier, où le service est en anglais.
« Il y a beaucoup plus de services en français, remarque l’infirmière de santé communautaire, Claire Comte. Il y a des aînés qui ont de la misère de trouver un mot en anglais, ou des Québécois qui sont moins à l’aise en anglais».
« Le Centre de santé est un atout pour la communauté, poursuit-elle. Il y a des gens pour qui les services de santé sont importants, ça peut être un facteur décisif lorsqu’ils s’installent dans une communauté. Le Centre de santé peut attirer des gens parce que ça crée des emplois et il peut retenir des gens parce qu’il répond à presque tous les besoins dans le domaine de la santé. »
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