Le 18 avril 2007
Volume 94
Numéro 3
Un mignon vaudeville
Jennyfer Collin
Pour son dernier concert de la saison, l’Offrande musicale présente le premier opéra créé au Canada en 1790, Colas et Colinette de Joseph Quesnel.
La directrice artistique et claveciniste de l’Offrande musicale, Sylvia Scott Wortley, accueillera le public dans son salon pour la troisième fois cette saison. Les 21 et 22_avril, le petit orchestre qu’elle dirige présentera l’opéra-comique Colas et Colinette ou le Bailli dupé de Joseph Quesnel._(1)
" C’est le premier opéra créé au Canada, peut-être même en Amérique du Nord, précise Sylvia Scott Wortley. Il a été joué pour la première fois en 1790 à Montréal. Cette valeur historique est la première raison pour laquelle j’étais intéressée à monter cette pièce. En plus, la musique est bonne et l’histoire, amusante! "
Il aura toutefois fallu plusieurs mois avant que les musiciens et chanteurs de l’Offrande musicale puissent préparer le concert. En effet, au fil du temps, certaines partitions de la pièce ont été perdues. Il était donc nécessaire d’adapter le texte et la musique pour que les quatre chanteurs et les quatre musiciens du groupe puissent offrir un concert de qualité.
" Le musicologue Marc Strom, de l’Université du Manitoba, a préparé pour nous une nouvelle édition, explique la claveciniste. Il a travaillé le texte et les arias. Les partitions qui restent sont seulement celles pour les chanteurs et pour le deuxième violon. Tout le reste est perdu. C’était donc un projet énorme pour Marc, qui a commencé l’adaptation l’été dernier.
" Maintenant, nous avons des partitions pour un petit orchestre baroque, poursuit-elle. On a un premier et un deuxième violons, un alto, un violoncelle et un clavecin. "
La pièce est une comédie de style vaudeville, ce qui signifie qu’elle comporte un entrelacement de dialogues et de chansons. " C’est un opéra en trois actes avec paroles et 14 arias, explique Sylvia Scott Wortley. Il est chanté en français mais les dialogues sont récités en anglais. C’est donc un spectacle bilingue. "
Tout est bien qui finit bien
Colas et Colinette sont deux jeunes paysans amoureux l’un de l’autre. Colinette étant orpheline, elle a été prise en charge par Monsieur Dolmont, homme respectable du village. Or, Colas est intimidé par le père adoptif de Colinette et hésite à demander la main de sa belle. Entre-temps, le bailli du village, homme riche et ratoureux, profite de la timidité de Colas pour demander Colinette en mariage.
" Les deux hommes arrivent chez Monsieur Dolmont pour demander la main de Colinette, raconte Sylvia Scott Wortley. Finalement, Monsieur Dolmont dit à Colinette de décider et elle choisit le jeune homme. Mais le bailli a un bon sens de l’humour et il accepte la décision de la jeune femme.
" C’est une comédie-vaudeville, donc c’est très amusant et léger, ajoute-t-elle. Les chansons sont adorables et les textes sont drôles! "
Editeur : La Liberté
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