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Publié le mercredi 4 janvier 2012 | Mis à jour le jeudi 5 janvier 2012

La course à la chefferie du NPD arrive à l'Île

Nick Arsenault

Thomas Mulcair (à gauche) est un des huit candidats à se présenter comme prochain chef du Parti NPD au fédéral. Il était le premier à faire visite à l'Île où il a été accueilli par Joe Byrne, candidat NPD aux élections de mai 2011 dans Charlottetown.

Thomas Mulcair est un des quelque huit candidats à la chefferie du Nouveau Parti démocratique (NPD) afin de remplacer Jack Layton.  Juste avant Noël, M. Mulcair a débuté une campagne de promotion à l’Île-du-Prince-Édouard.  

Thomas Mulcair a profité de la vague orange qui a soulevé le Québec lors des élections le 2 mai 2011, se faisant lui-même réélire à Outrement, connu comme une forteresse libérale auparavant.  Depuis 2006, Thomas courait aux côtés de Jack Layton afin de renforcer le NPD à Québec et partout au Canada.

«Je crois que ce qui s’est déroulé au Québec lors des dernières élections peut arriver ici à l’Île aux prochaines élections», a souligné Thomas Mulcair, le deuxième plus vieux d’une famille de dix enfants.  «Le NPD partage des valeurs avec la majorité et les gens ici sont tannés des deux mêmes partis politiques.  Un de mes objectifs dans ma campagne est de convaincre les gens que le NPD est capable d’administrer un pays à haut niveau comme le Canada.» 

Le docteur Herb Dickieson, ancien chef du Parti néo-démocrate à l’Île, et Joe Byrne, qui s’est présenté comme candidat dans Charlottetown aux dernières élections ont tous deux déclaré leur allégeance à Thomas Mulcair comme prochain chef de ce parti qui continue de gagner en momentum dans ce pays.  «C’est sûr que si je suis chef, je vais battre Stephen Harper», a-t-il dit sans hésitation. 

Cependant, il réalise l’envergure de cette tâche et reconnaît l’importance de solidifier l’opposition en premier.  Thomas Mulcair a joué un grand rôle, lorsqu’il était député du Parti libéral au niveau provincial, pour faire tomber le gouvernement de Bernard Landry.  En 2006, M. Mulcair était le ministre de l’Environnement du Québec, mais restant fidèle à ses valeurs, il a décidé de quitter le Parti libéral et presqu’en même temps, il a été recruté par Jack Layton.  

«Jack se concentrait beaucoup sur l’individu», a dit Thomas avec affection pour cet homme qu’il a côtoyé pendant les dernières années de sa vie.  «Il était toujours de bonne humeur et les gens étaient attirés par lui.  Tout le monde l’aimait bien.»   

Thomas Mulcair, qui a été élu soit au niveau provincial ou national six fois de suite, a affirmé que son plan de réduction des gaz à effet de serre a été approuvé par un gagnant d’un Prix Nobel pour l’environnement.  Il affirme également que le taux de pertes d’emploi dépasse 500 000 dans les dernières années et que ce secteur doit se renforcer. 

«Je veux mettre du temps, l’argent et de l’énergie ici à l’Île», a souligné le candidat, qui a d’ailleurs fait plusieurs visites à l’Île-du-Prince-Édouard depuis sa jeunesse et récemment par ses fonctions publiques.  «Je pense que c’est une erreur de ne pas l’avoir fait avec autant d’attention dans le passé.» 

«Ça va bien pour le Parti néo-démocrate au Canada.  C’est une progression constante et nous avons des jeunes députés qui se sont vraiment démarqués dans la Chambre des communes.  C’est à nous de vraiment continuer à nous solidifier comme parti, connecter davantage avec les gens et augmenter notre membership.  Il y a 65 % des jeunes adultes de 18 à 25 ans qui n’ont même pas pris la peine de voter et c’est important de connecter avec eux aussi», soutient le candidat. 

Jusqu’au 24 janvier, il pourrait avoir d’autres candidats qui se présentent à la chefferie du NPD et le vote pour le leadership du parti NPD sera le 24 mars 2012.  Présentement, la campagne est en pleine force et les opinions publiques démontrent que les deux favoris pour gagner le leadership sont Thomas Mulcair et Brian Topp, qui a été élu président du NPD en 2011.