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Le 18 mai 2004

Le Carillon

L’ACFO lance un nouveau guide L’ABC des plaintes sur les services en français

Par : André Dumont
Editeur : Le Carillon

Hawkesbury - L’ACFO provinciale a lancé, jeudi dernier, le guide Se plaindre, c’est pas chialer!, un véritable mode d’emploi pour toute personne qui désire déposer une plainte au sujet des services en français en Ontario.

«Chaque francophone devrait en avoir un exemplaire chez lui», a affirmé le président de l’ACFO régionale de Prescott et Russell, Jean Poirier, qui a lui-même mis son grain de sel dans la préparation du document.

«Je suis parfaitement d’accord. Se plaindre, ce n’est pas chialer, a-t-il ajouté. Ce n’est pas seulement le rôle de l’ACFO de transmettre les plaintes. Plus elles proviennent de différentes sources, plus le gouvernement comprend qu’il y a un mécontentement général.»

Le document dévoilé la semaine dernière contient de précieux renseignements sur les droits des francophones en Ontario. Il propose une marche à suivre pour chaque plainte ainsi que des lettres types que l’on peut adapter à chaque situation.
Le guide démystifie le processus en expliquant d’abord à qui adresser la plainte, comment la formuler et quels sont les recours si elle n’est pas reçue. L’un de ses mérites est de présenter clairement les champs de juridiction des différents paliers de gouvernement.

Comme le note M. Poirier, savoir quel gouvernement (fédéral, provincial ou municipal) est responsable de quoi n’est simple pour personne. «J’aurais aimé avoir ce document quand j’étais député», a-t-il confié au Carillon.

Au municipal

On y apprend par ailleurs que c’est au palier municipal que les droits des francophones sont les moins précis. Puisque les municipalités sont des corporations autonomes, elles échappent aux lois linguistiques de la province et du fédéral, ce qui fait qu’elles ne sont pas tenues d’avoir une politique de bilinguisme.

De plus, certains services autrefois de juridiction provinciale, comme le logement social et l’administration des infractions municipales, ont été transférés aux municipalités. «Malheureusement, les transferts de programmes et services de la province de l’Ontario au secteur municipal résultent souvent en une perte de droits linguistiques, le secteur municipal n’étant pas obligé par des mesures législatives à livrer ses programmes et services en français», déplore l’ACFO dans ce nouveau document.

«Plusieurs personnes ignorent que la Loi sur les langues officielles ne s’applique au secteur privé, fait remarquer M. Poirier. Ça n’empêche pas de dire au propriétaire du commerce qu’on aurait voulu être servi en français. Pour ma part, je ne retourne pas aux endroits où on ne me sert pas dans ma langue.»

Se plaindre, c’est pas chialer! sera distribué par l’entremise des commissions scolaires et des ACFO régionales. Des exemplaires devraient être disponibles dès cette semaine auprès de l’ACFO de Prescott et Russell, en téléphonant au 679-7621.


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