Le 29 juin 2005
Malgré un écho plus fort, les spectateurs seront-ils au rendez-vous?
Par : Florence Bolduc
Editeur : Le Carillon
Casselman - La deuxième saison du spectacle à grand déploiement L’écho d’un peuple a été lancée samedi soir, à la Ferme centenaire Drouin de Casselman,
En cette fin de semaine de la Saint-Jean-Baptiste, les activités ne manquaient pas, autant pour les résidants de la région que pour les touristes de l’extérieur.
C’est peut-être pour cette raison que les gradins n’étaient pas pleins pour le premier spectacle de la nouvelle saison. À vrai dire, deux de trois gradins (les deux situés à l’extrémité) n’étaient occupés qu’à moitié. En espérant que ceci ne devienne pas la norme pour le reste de l’été…
Malgré tout, les spectateurs présents en ont eu pour leur argent. Les modifications apportées au spectacle, principalement aux deux avant-derniers tableaux, rehaussent d’un cran la qualité de L’écho.
Outre la bande sonore du douzième tableau, «Du cheval jusqu’à l’ère spatiale», le reste est méconnaissable. Tel un véritable défilé de la Saint-Jean-Baptiste, les invités d’honneur ont droit à leur estrade, les chars allégoriques sont nombreux tout comme les spectateurs, majorettes et amuseurs de rue sont de la partie et on y retrouve même une fanfare.
Quelques effets spéciaux ont également été ajoutés au tableau afin de le rendre encore plus dynamique, ce qui manquait cruellement à ce tableau l’an dernier.
En ce qui concerne l’avant-dernier tableau, «On manifeste notre fierté!», la musique semble avoir été légèrement modifiée dans le but de mieux transmettre l’esprit des années 1960 et 1970.
De plus, l’ajout d’un gigantesque écran permet aux spectateurs de mieux apprécier le vidéo retraçant les grands moments de l’histoire franco-ontarienne récente.
L’écran d’eau est toujours utilisé dans ce tableau, mais gageons que très peu de gens l’ont véritablement regardé. D’ailleurs, si la fontaine en question reste un bon accessoire dans la première partie du spectacle, l’équipe de production devrait peut-être penser à l’abandonner dans la seconde…
L’ajout d’une centaine de comédiens à la troupe donne aussi plus d’étoffe à la production. La scène, qui semblait grande et vide l’an dernier, avait l’air cette année, juste assez grande pour contenir tout ce monde. Le nombre de comédiens rend également certains tableaux comme «La revanche des berceaux», «La grande mission» et «De la première colonie à la Conquête…» encore plus mémorables.
Finalement, l’éclairage a également été beaucoup retravaillé et même un peu trop… Dans les premiers tableaux, il est maintenant difficile de voir l’action sur la scène et de porter notre oeil au bon endroit, au bon moment.
Il est aussi à noter quelques problèmes de son lors du spectacle, probablement à mettre sur le compte de la première.
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