Le Carillon

 Cliquez ici !
 Cliquez ici !

Imprimez cette pageInvitez votre ami(e) à visiter cette pagePlan du site



Accueil 


<< Retour | Archives | La une | Affaires
Le 18 janvier 2006


« L’écho d’un peuple reviendra l’été prochain » - Yves Saint-Denis

Par : Robert Savard
Editeur : Le Carillon

Hawkesbury -Francoscénie se remet lentement sur les rails, après s’être placé sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers. Tous les espoirs sont permis, dont la présentation du spectacle « L’écho d’un peuple », en 2006.

« Les problèmes que nous avons sont strictement d’ordre financier. Nous avons encore l’infrastructure, le talent, les bénévoles et le désir de continuer », lance le nouveau président du conseil d’administration, Yves Saint-Denis. Ce dernier connaît bien l’Écho d’un peuple, pour avoir participé à sa confection, à titre de conseiller historique, et comme comédien lors de la présentation des spectacles. C’est cette vision, de même que son expérience comme homme d’affaires et porte-étendard du fait francophone qu’il entend mettre au service de l’organisme.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’individu, mentionnons qu’il est enseignant de carrière. Sa formation académique est imposante, se résumant à des doctorats en français et en philosophie, de même que des certificats d’études en recherche et en histoire. M. Saint-Denis a milité de nombreuses années dans des organisations vouées à la défense de la langue française – il est notamment membre à vie de la Société St-Jean-Baptiste de Montréal – et a aussi possédé des intérêts financiers dans des entreprises de la région, dont l’hôtel Héritage Best-Western de Hawkesbury.

Son arrivée à la présidence de Francoscénie n’est pas le fruit du hasard. « Depuis les touts débuts, les bénévoles n’étaient pas représentés sur le conseil d’administration. Il fallait remédier à cela, tout comme il était nécessaire que les créanciers soient partie prenante de la nouvelle aventure qui se dessine », dit-il. Le nouveau conseil d’administration est composé, outre M. Saint-Denis, d’un autre bénévole de l’Écho d’un peuple et de deux créanciers parmi les plus importants.

Avant de se prévaloir de la protection de la loi, l’organisme cumulait des dettes totalisant 700 000 dollars, dont 500 000 dollars de créances non protégées. Le nouveau plan de relance prévoit un remboursement intégral dans un horizon quinquennal. Toutefois, des ententes à la baisse avec certains créanciers ne sont pas exclues. « Nous désirons rembourser intégralement tout le monde. Mais si un créancier accepte de réduire ou d’annuler le montant qui lui est dû d’un geste spontané ou en échange d’une quelconque gratification, il est certain que nous allons y voir », soutient M. Saint-Denis. Par ailleurs, le nouveau président compte revenir à la charge auprès des donateurs de la première année, tout en recherchant de nouveaux commanditaires. « Des gens qui avaient donné en 2004 n’ont pas été sollicités, l’an dernier, constate-t-il. Il y a aussi de grandes multinationales, comme les brasseries et les compagnies de spiritueux, qui pourraient contribuer à un événement comme l’Écho d’un peuple », ajoute-t-il, considérant que si l’organisme a réussi à combler presqu’entièrement un déficit de 800 000 dollars, en 2004, il est possible de générer suffisamment de revenus pour assurer la pérennité d’un tel événement.

La seule ombre au tableau, c’est que les coffres sont vides pour le début de la prochaine saison, alors que les répétitions doivent débuter en février. Selon lui, il faudra recruter des individus prêts à supporter financièrement Francoscénie en consentant des prêts sans intérêts. « Je suis certain qu’il y a bien des gens prêts à poser ce geste », croit-il.

M. Saint-Denis a été porté à la présidence de Francoscénie, mercredi soir, lors de l’assemblée générale. L’ancien CA s’est sabordé pour faire place à du sang nouveau et, selon le président sortant, Alain Dagenais, « faire en sorte que Francoscénie conserve sa cote de confiance auprès du grand public et des créanciers ».



 Cliquez ici !

 



Site réalisé grâce à l'éditeur Édimage Plus
© Édimage Plus / Droits et aspects légaux / Le Carillon