Le 23 décembre 2005
Le Courrier de la Nouvelle-Écosse
|
| Yvon Samson, gestionnaire du Réseau de développement économique et d’employabilité (RDÉE) Nouvelle-Écosse, donne des explications lors de la tenue du forum économique à Sainte-Anne-du-Ruisseau. Photo : Cyrille LeBlanc
|
|
Forums économiques
Une volonté de passer à l’action
Par : Cyrille LeBlanc
Editeur : Le Courrier de la Nouvelle-Écosse
« On croit que (les Acadiens et francophones de la Nouvelle-Écosse) sont prêts à aller de l’avant. Et le fait qu’ils soient venus aux forums (économiques) montre qu’il y a une volonté de passer à l’action ». Ainsi s’est exprimé Yvon Samson, gestionnaire du Réseau de développement économique et d’employabilité (RDÉE) Nouvelle-Écosse, après la tenue du forum à Sainte-Anne-du-Ruisseau. Ce dernier a réuni 50 personnes venues discuter d’économie.
Cinq forums ont eu lieu à travers la province au mois de novembre réunissant environ 160 personnes des régions d’Argyle, de Chéticamp, de Clare, de l’Isle-Madame et de Halifax.
L’objectif de ces forums est d’établir un Plan de développement communautaire pour chacune des régions désignées et un plan provincial. Un forum provincial aura lieu en 2006. « En avril si tout va bien. Ça devrait démarrer à ce moment là », a dit M. Samson.
Un profil, portant sur la situation économique, sociale, démographique et culturelle, de chacune des régions a été brièvement présenté à chacun des forums. Les participants étaient par la suite divisés en petits groupes afin de définir une vision en 2020 de leur région et des projets. À Argyle, la vision définie a été : « la région acadienne d’Argyle est une communauté inclusive, unifiée, dynamique, prospère et autosuffisante qui valorise sa culture et sa qualité de vie tout en tenant compte des générations futures. »
Chaque groupe devait proposer cinq projets par thème dont : l’économie, les ressources humaines, l’environnement, les communications et la technologie et la culture acadienne.
À chaque participant, on donnait cinq étoiles qu’il devait apposer à ses choix de cinq projets prioritaires. Les projets qui ont obtenu le plus d’étoiles deviendront les projets de la région. Une étude générale de faisabilité quant aux partenaires et investisseurs possibles sera faite sur chaque projet prioritaire. Le Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse (CDÉNE) « prendra l’initiative d’inviter tous les intervenants intéressés dans tel ou tel projet prioritaire », a dit M. Samson. Il a ajouté « mais nous ne prendrons pas le projet en main. Nous accompagnerons les gens de la communauté. » Le CDÉNÉ a jusqu’en 2008 pour mettre en marche les projets choisis. « On cherchera à sélectionner les projets réalisables à court terme et à faire une planification à long terme en ce qui concerne les autres projets. Le fédéral décidera ce qui arrivera après 2008 », a souligné M. Samson puisque le gros du financement provient de ce niveau de gouvernement. Toujours selon M. Samson, il y a 26 ministères et agences fédéraux qui offrent des programmes auxquels des demandes financières peuvent être faites dans le cadre de la promotion des langues officielles.
Les regroupements acadiens en Nouvelle-Écosse reçoivent chaque année plusieurs millions de dollars pour leur développement comme francophones. Les défis sont cependant grands. La transmission du français comme langue maternelle chez les enfants d’au moins un parent francophone était de 38 % en 2001 et de 32 % comme principale langue d’usage à la maison. Les Acadiens de la Nouvelle-Écosse sont tout de même au 3e rang parmi les provinces du Canada après le Nouveau-Brunswick et l’Ontario excluant le Québec. D’autres provinces sont à 20 %. La continuité du français est de 85 % dans ces mêmes familles en Nouvelle-Écosse, soit le deuxième plus élevé parmi les provinces. (Source : Rodrigue Landry de l’Université de Moncton)
Les communautés acadiennes dans les régions rurales de la Nouvelle-Écosse font face à une population vieillissante et des opportunités économiques en dimunition. La population d’enfants et de jeunes de 0 à 19 ans a diminué, entre 1996 et 2001, de 7 % en Nouvelle-Écosse, variant de moins 0,5 % dans le comté de Halifax à moins de 20 % au nord d’Inverness. La diminution à Argyle et Clare était presque de 10 % et au comté de Richmond de 6 %. (Source : Statistiques Canada)
Le CDÉNÉ a déclaré: « Comme plusieurs études sont souvent oubliées une fois complétées, le RDÉE Nouvelle-Écosse vise à passer à l’action et utiliser les ressources et les compétences de la communauté pour faire la différence. »
<< Retour
|