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Le 13 janvier 2006

Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

Le 9 janvier, plus de 20 étudiants du Baccalauréat intensif en éducation ont fait leur rentrée scolaire au campus de Halifax de l’Université Sainte-Anne. Un programme qui s’étale sur 12 mois plus trois mois de stage. Photo : Jean-Pierre Blaquière

Les premiers étudiants du Bac en éducation du campus de Halifax font leur rentrée

Par : Caroline Déchelette
Editeur : Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

Près de 20 étudiants ont franchi les portes du campus de Halifax de l’Université Sainte-Anne (USA), le 9 janvier dernier, alors qu’avait lieu la rentrée scolaire du nouveau Baccalauréat intensif en éducation.

Contrairement à la formation régulière répartie sur deux ans et offerte au campus de Pointe-de-l’Église, le programme intensif sera offert sur une période de 12 mois pour les cours théoriques, plus trois mois supplémentaires pour le stage. Les étudiants n’auront donc pas la pause de quatre mois pendant la période estivale. « Nous nous sommes rendus compte qu’il y avait plusieurs personnes pour qui se déplacer loin de la région métropolitaine n’était pas possible. La solution était donc d’offrir le bac sur une période condensée », a expliqué André Roberge, recteur de l’USA. Ceci permet donc à une nouvelle clientèle de poursuivre une formation en éducation en français. À la fin de la formation, le recteur assure que les étudiants du bac intensif et ceux du bac régulier sortiront avec les mêmes compétences.

Ce programme s’adresse donc aux étudiants possédant déjà un Baccalauréat ès Art ou ès Sciences. Il vise à former des enseignants de français langue seconde, ainsi que des enseignants d’autres disciplines, pouvant enseigner leur matière en français.

Également, l’USA a choisi de mettre ce programme sur pied afin de faire face à une pénurie de main-d’œuvre d’enseignants en français en Nouvelle-Écosse. « Nous ne sommes actuellement pas en mesure de répondre aux besoins des conseils scolaires de la province », a fait savoir M. Roberge. Même si dans les dernières années, le nombre d’inscriptions a augmenté au campus de Pointe-de-l’Église, il n’y a pas assez de diplômés pour répondre aux besoins du Conseil scolaire acadien provincial ou des programmes d’immersion.

Interrogé à savoir si l’USA prévoit accueillir plus que 20 étudiants, M. Roberge a signalé : « Nous avons la capacité d’en accueillir plus, mais c’est difficile de prédire le nombre d’étudiants pour le moment. »



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