Le 4 novembre 2005
Le Courrier de la Nouvelle-Écosse
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| Le groupe acadien Blou est de retour de Shangaï, en Chine, où il a participé au 7e Festival des arts de Shangaï. Rencontres inusitées, public incroyable et prix du meilleur spectacle du Festival, Blou est revenu enchanté de Chine. Photo : Courtoisie Martine Girard
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Blou parmi les 14 millions de résidants de Shangaï
Par : Caroline Déchelette
Editeur : Le Courrier de la Nouvelle-Écosse
Pour une deuxième année consécutive, le groupe Blou avait rendez-vous avec la capitale cosmopolite et branchée de Chine, Shangaï. Entretien avec Patrice Boulianne, porte-parole du groupe, qui, de ses contrées manitobaines, nous raconte leur expérience au 7e Festival des arts de Shangaï.
Caroline Déchelette (C. D.) : Pouvez-vous peut-être me rappeler les dates auxquelles vous étiez en Chine?
Patrice Boulianne (P. B.) : Nous étions là du 16 au 22 octobre.
C. D. : Ce n’est pas votre première fois à Shangaï. Est-ce qu’on peut dire que vous commencez à être des « habitués »?
P. B. : (Rires) On ne sera jamais des habitués de l’endroit, car c’est une grande place. Mais pour la deuxième fois, on commence à s’habituer, même si la langue est différente.
C. D. : L’an dernier, vous étiez revenus avec des tas d’anecdotes à raconter. En est-il de même cette année?
P. B. : Cette fois-ci, il y a juste René qui a reçu sa guitare plus tard. Et puis, il y les gens que tu rencontres. On parle en signe et ça me fascine qu’on puisse se comprendre malgré la différence de langue.
C. D. : Avez-vous remarqué si vous aviez plus de spectateurs que l’an dernier?
P. B. : Pour notre vitrine, il y a eu du monde. On a même revu du monde de l’an dernier et de nouvelles personnes. Sur Nanjing Road (la rue piétonne de Shangaï), on avait cette année une grosse estrade donc il y a eu beaucoup plus de monde. C’est une masse humaine qui s’est regroupée. On ne peut pas se l’imaginer avant de l’avoir vu.
C. D. : De plus, vous avez reçu cette année le prix du meilleur spectacle du Festival pour avoir suscité le plus d’intérêt auprès du public. Parlez-moi de ce prix?
P. B. : Le prix nous a été remis après les présentations d’environ quatre ou cinq mini spectacles de différents groupes. Il y avait le prix du meilleur spectacle, du meilleur agent, etc.
C. D. : Comment avez-vous été choisis. Était-ce par un applaudimètre?
P. B. : (Rires) Non, nous étions choisis par un comité qui a effectué un sondage auprès du public. Selon les résultats, ils ont pu décerner le prix. On a reçu une plaque et un certificat.
C. D. : L’an dernier, vous étiez revenus avec quelques mots du vocabulaire chinois. Est-ce qu’il y en a qui se sont ajoutés à la liste cette année?
P. B. : Oui. J’ai ajouté l’expression « je ne sais pas ». C’est parfait pour faire comme si on comprenait un peu, même si on ne comprend pas. J’ai aussi appris le mot « cheveux ». Si on continue à faire nos tournées en Chine, je pense prendre des cours de chinois.
C. D. : Justement, j’allais vous demander si vous alliez y effectuer d’autres spectacles.
P. B. : On est en train de voir si ça va être quelque chose de viable pour le groupe. Au mois de mai 2006, nous allons faire une tournée très chargée en allant du Nord au Sud. On fera donc un bilan après, car ce sera la première tournée vraiment organisée avec des spectacles un peu partout.
C. D. : Si je ne me trompe pas, vous allez sortir votre nouvel album sous peu. Est-ce les chansons de cet album que vous allez présenter en Chine?
P. B. : Oui. Notre nouvel album sort en février. En novembre, décembre et janvier, nous préparerons notre nouveau spectacle pour être présenté dans l’Ouest en février.
C. D. : Est-ce qu’il sera présenté en Acadie?
P. B. : Oui, il sera présenté en avril. En mars, nous faisons la promotion de notre album au Québec.
C. D. : Votre album est-il terminé?
P. B. : Tout est pratiquement complet. Il s’appellera « Pied-à-terre ».
C. D. : Pourquoi ce nom?
P. B. : Sur la pochette, on verra une carte du monde. La musique, c’est universel. Peu importe où tu te trouves dans le monde, la musique est un pied-à-terre.
C. D. : Dans vos chansons, parlez-vous de votre expérience en Asie?
P. B. : Oui, dans la chanson « Pied-à-terre ». Il y a aussi la chanson intitulée « Come away Café ». C’est une chanson qui parle des préjugés quant à la différence de la couleur de la peau. Ce n’est pas politique. C’est juste un regard sur cela.
C. D. : Au total, combien de chansons sont de votre composition sur ce nouvel album?
P. B. : Sur les 12 pièces de l’album, j’en ai écrite huit. Trois sont de Ronald Bourgeois et une de Sylvain Michel.
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