Le 2 décembre 2005
Le Courrier de la Nouvelle-Écosse
|
| Du 28 novembre au 31 mai prochain, les quais du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse déborderont de casiers bien remplis. En effet, la saison hivernale de la pêche au homard a pris son envol. Quelque 1 700 bateaux de pêche ont quitté les côtes longeant Cole Harbour (Halifax) à Burns Point (Digby). Photo : Gilles Desautels
|
|
Le homard, la chair de la mer
Par : Nathalie Matte
Editeur : Le Courrier de la Nouvelle-Écosse
La saison hivernale de la pêche au homard a pris son envol lundi dernier dans la région du Sud-ouest de la Nouvelle-Ecosse. Quelque 1 700 bateaux de pêches ont quitté les côtes longeant Cole Harbour (Halifax – zone 33) à Burns Point (Digby – zone 34).
Cette saison de pêche débute toujours le dernier lundi du mois de novembre et se termine le 31 mai suivant, soit six mois plus tard. Elle est la plus importante et la plus lucrative des saisons de pêche au homard pour le Canada Atlantique. L’année dernière, les pêcheurs ont rapporté quelque 18 000 tonnes de homards aux quais, ce qui équivaut à environ 27 millions de petites bêtes, ce qui a rapporté à l’économie locale environ 250 millions de dollars. La plupart des acheteurs proviennent des États-Unis. Par contre, le marché européen se développe de plus en plus, augmentant ainsi, chaque année, le pourcentage d’exportation de l’autre côté de l’océan.
Alors, comment entrevoit-on la nouvelle saison qui vient tout juste de s’entamer? « Il est difficile d’évaluer la quantité de homards qui sera pêchée, car les activités de pêche ont été fermées durant six mois. Par contre, on peut évaluer la qualité des homards en se basant sur des évaluations qui se font durant l’été », explique Ian Marshall, directeur de secteur du Ministère des Pêches et des Océans pour le sud-ouest de la Nouvelle-Ecosse.
La qualité semble donc être identique à l’année dernière. On se base sur le niveau de protéine qui se trouve dans le sang du homard pour déterminer si celui-ci est commercialisable ou non. Le niveau de protéine doit être supérieur à 10 afin d’être adéquat pour le marché. Un haut niveau de protéine se traduit par une coquille dure et beaucoup de chair. Un homard ayant un niveau de protéine inférieur à 10 aura plus d’eau, en conséquence la coquille sera plus molle et elle contiendra moins de chair.
Quoique la saison dernière fut profitable, les pêcheurs ont quand même dû faire face à certaines difficultés. La zone 33 a subi de très mauvaises températures, c’est-à-dire beaucoup de vent et plusieurs tempêtes. Ceci a eu un effet négatif sur le débarquement des casiers au quai, le nombre étant moindre qu’espéré. De plus, le réchauffement des eaux en haute mer a lui aussi un effet sur la coquille, la rendant plus molle, ce qui engendre malheureusement une perte de marché pour les pêcheurs.
Par chance, la belle température pour le Dumping Day était de la partie. En espérant que celle-ci en fera une habitude tout au long de la saison. Bonne pêche!
<< Retour
|