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Le 24 février 2006

Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

Un événement survenu dans la communauté de Chéticamp a engendré une prise de conscience chez les entrepreneurs et les commerçants. En effet, à la suite de la fermeture du magasin Robin, les professionnels du secteur des affaires ont réalisé qu’il s’agissait d’un secteur fragile. Ainsi, ils ont choisi de se regrouper en une association : le Conseil économique de Chéticamp. Photo : Glen Bourgeois

Un magasin ferme, une communauté affectée

Par : Caroline Déchelette
Editeur : Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

Un événement dramatique survenu dans le village de Chéticamp a permis aux professionnels du secteur des affaires d’ouvrir les yeux et de se rendre compte que rien n’est immortel. En effet, il y a peu, le magasin Robin, épicerie et quincaillerie, a dû mettre la clé sous la porte. Cette entreprise avait pignon sur rue depuis de nombreuses années. La fermeture a entraîné une prise de conscience au sein du secteur commercial. Ainsi, commerçants et entrepreneurs de la région ont choisi de se regrouper en une association : le Conseil économique de Chéticamp (Le Conseil).

Réjean Aucoin, avocat ayant sa pratique dans la région, est l’initiateur de ce regroupement en collaboration avec le Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse (CDÉNÉ). Il est pour l’instant difficile de dire quels seront son rôle et sa mission. En effet, Glen Bourgeois, agent de développement rural pour la région de Chéticamp, a expliqué : « On veut que la communauté (commerçants et entrepreneurs) se prononce. Le rôle du Conseil sera déterminé selon l’implication de cette communauté. » Toutefois, on sait fort bien que le Conseil a été créé pour redynamiser le milieu des affaires de la communauté acadienne de Chéticamp.

Chéticamp est reconnu pour avoir une vie communautaire des plus dynamiques et un esprit coopératif. Cependant, il n’y avait aucune association qui regroupait les entrepreneurs et les commerçants. Il était temps que la communauté réagisse. Outre la fermeture du magasin Robin, de l’incertitude plane quant à la viabilité de certaines entreprises saisonnières dans les industries traditionnelles de la pêche et du tourisme. Plusieurs entrepreneurs réalisent qu’il est temps de prendre la situation en main. N’est-ce pas l’union qui fait la force?

Le Conseil économique de Chéticamp est à ne pas confondre avec le Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse. Il n’y a aucun lien avec le CDÉNÉ. « On veut voir la communauté se prendre en main, être maître de ses actions. On a un rôle d’appui et non de gestion », a précisé M. Bourgeois. Pourquoi ne pas s’être appelé Chambre de commerce de Chéticamp? Selon M. Bourgeois, il y a trop de critères et de règlements auxquels répondre pour être une chambre de commerce et on ne sait pas pour le moment quelles sont les attentes du secteur des affaires.

Deux réunions ont lieu les 22 et 24 février afin de déterminer la raison d’être du Conseil et de parler des démarches entreprises jusqu’à maintenant. Yvon Samson, gestionnaire du Réseau de développement économique et d’employabilité de la Nouvelle-Écosse (RDÉE), sera présent lors de la rencontre du 24 février afin de les aider à établir une liste de priorités et de projets.



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