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Le 9 décembre 2005

Le Franco

Sur la photo, on reconnaît, de gauche à droite, Paulin Mulatris, Jean Johnson, Karen Lambert, Gérard Bissonnette et Adèle Amyotte.

Conseil d’administration de l’ACFA provinciale
Une assiette bien remplie!

Par : Étienne Alary
Editeur : Le Franco

EDMONTON-

C’était jours de premières à La Cité francophone d’Edmonton, les 2 et 3 décembre derniers, alors que le conseil d’administration de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) s’est réuni. Cette nouvelle structure de l’organisme porte-parole de la communauté vient remplacer le bureau des présidentes et des présidents.

Même s’ils ne sont pas nouveaux dans le monde de la francophonie albertaine, les 11 élus présents, sur une possibilité de 13, ont pu constater l’ampleur des dossiers. Ils ont notamment été plongés dans le Plan de développement global de la communauté où ils ont été appelés à identifier certains objectifs prioritaires dans les quatre axes de développement (capacité communautaire, accueil et intégration, valorisation et institutionnalisation).

« Ce que je retiens de cette rencontre, c’est que ça fait du bien de pouvoir parler des grandes idées qui touchent le développement de la communauté, plutôt que de parler uniquement de problèmes administratifs », a-t-il indiqué. « Tout porte à croire que nous aurons de bons échanges au cours de la prochaine année », d’ajouter M. Johnson.

Les membres ont également été amenés à sélectionner les personnes qui feront la prochaine répartition des sommes reliées à l’Accord de collaboration. On se souviendra que le ministère du Patrimoine canadien et la communauté francophone de l’Alberta ont adopté cette nouvelle structure au cours de l’automne.

Suite à cet accord, la communauté devait former une Table de proposition chargée d’effectuer la répartition des fonds, puisque le comité conjoint n’existe plus. « De ce côté, on a perdu un peu de pouvoir, mais on travaille fort pour que la table ait le plus de pouvoir possible », de lancer le directeur général de l’ACFA provincial, Joël Lavoie. « Mais, comme avant, le ministère a le mot final sur les propositions soumises », précise-t-il.

Malgré tout, l’ACFA provinciale est d’avis que cette nouvelle structure est idéale. « Ce sont des personnes impartiales qui seront autour de la table. On ne retrouve plus de gens qui sont reliés à un agenda précis », mentionne Jean Johnson. « Les erreurs du passé ne vont pas se répéter », enchaîne Sophie Dupuis de Calgary. Membre du CA et ayant déjà fait partie du comité en charge de la répartition, Mme Dupuis croit que la nouvelle structure évitera d’avoir des gens « biaisés » autour de la table.

Comme le mentionne Jean Johnson, « l’objectif de la table sera de prendre les décisions pour le bien-être de l’ensemble de la francophonie, plutôt que de favoriser un organisme qui a fait plus de lobby qu’un autre ».

Pour la prochaine année, la Table de proposition sera composée de Jean Johnson, André Laroche (membre du CA – Lethbridge) et Paulin Mulatris (membre du CA – Edmonton). À ces trois personnes s’ajoutent trois membres de la communauté; personnes qui se sont manifestées suite à un appel d’offres. Il s’agit de Rachelle Bergeron, David Fréchette et Rémi Léger. Il est aussi possible qu’une autre membre du CA de l’ACFA, Adèle Amyotte (Edmonton) ou Karen Lambert (St-Isidore) se joignent à ce comité.

Petite enfance
La question de la petite enfance a également été abordée alors que le dossier ne progresse pas aussi bien que prévu. « C’est un gros dossier (la communauté veut obtenir 16 millions $ sur cinq ans). Ça va prendre énormément de communication et un leadership fort pour mener ce dossier à terme », énonce Jean Johnson. « Est ce qu’on a la capacité pour gérer ce dossier? Je pense que oui, mais il va falloir que les quatre organismes francophones liés à ce dossier (la Fédération des parents francophones de l’Alberta, l’Institut Guy-Lacombe de la famille, la Fédération des conseils scolaires francophones de l’Alberta et l’ACFA provinciale) se rencontrent pour bien planifier. Il ne faut jamais prendre pour acquis le niveau de préparation des intervenants autour de la table », explique M. Johnson.

Donc, le message véhiculé à la sortie d’une récente rencontre entre les organismes francophones et la ministre des Services à l’enfance de l'Alberta, Heather Forsyth, n’est plus aussi positif aujourd’hui qu’il l’était il y a quelques semaines. « Il va falloir se concerter pour sensibiliser la ministre à la francophonie albertaine et à son dossier de la petite enfance », souligne Jean Johnson.

Entente de performance
Au cours de cette rencontre, le CA de l’ACFA provinciale a aussi adopté une résolution exigeant que le conseil d’administration de tout organisme qui reçoit des fonds de l’Accord de collaboration ait une entente de performance avec leur direction générale. « Lorsqu’un organisme vit un problème avec un employé, il arrive souvent que l’ACFA provinciale est interpellée directement ou indirectement. On doit composer avec cela », lance Jean Johson.

Selon le président de l’ACFA, cette entente de performance ne doit pas être vue comme de l’ingérence. « Le but, c’est de professionnaliser notre communauté. C’est un outil qui va aider les bénévoles à gérer les employés en place, car ultimement, ce sont les bénévoles qui sont redevables. Il faut donc le voir comme une recommandation de l’ACFA provinciale », affirme M. Johnson. Il précise que ces ententes devront être faites et signées d’ici quatre à six mois.



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