Le 17 février 2006
Le Franco
Aménagement de la nouvelle école Gabrielle-Roy
Des plans sont présentés, des inquiétudes sont soulevées
Par : Étienne Alary
Editeur : Le Franco
Edmonton - Une poignée de parents se sont présentés, le 8 février dernier, à une rencontre organisée par l’école publique Gabrielle-Roy afin de regarder les plans d’aménagements et de rénovations de l’école Strathearn. « Les parents ne sont pas venus aux plans alors nous devrons amener les plans aux parents », s’est exclamé le directeur de l’école, Jean-Daniel Tremblay.
Pour les parents présents, cette session aura permis d’en apprendre davantage sur ce qui devra être effectué au cours des prochaines années pour offrir le meilleur environnement possible aux élèves. « Mon mandat était de regarder si l’école répondait aux besoins de Gabrielle-Roy et il me semble qu’elle y répondrait adéquatement », a avancé Malcolm Johnson, l’architecte retenu par le Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN) pour analyser l’état des lieux.
« C’est une école avec beaucoup d’espace. Pour une école bâtie dans les années 50, en terme de condition, c’est une des meilleures que j’ai vues au cours des 15 dernières années », lance M. Johnson.
Cependant, plusieurs travaux seront nécessaires. « Pour la phase 1, qui nous amènerait à la rentrée scolaire 2006, il faut nettoyer, repeinturer et faire quelques travaux et ajustements (fuites dans le toit) », souligne Malcolm Johnson en estimant de 250 000 $ à 500 000 $ le montant nécessaire pour compléter cette première étape.
« Je suis optimiste que l’on peut compléter ces travaux avant la rentrée scolaire. Le conseil scolaire doit cependant prendre la décision, ensuite faire une demande à la province. Tout cela va prendre du temps », indique M. Johnson.
Selon le conseiller scolaire Fred Kreiner, le CSCN jouera un rôle actif dans ce dossier. « Nous avons des réserves en capital qui nous permettrait d’avancer les sommes reliées aux travaux de la phase 1. Le conseil pourrait aller de l’avant avec les rénovations sans avoir obtenu l’aval de la province. Lorsque ce dossier a été abordé ces derniers mois, il a toujours été très clair que notre intention était que l’école puisse accueillir les élèves en septembre 2006 et nous prendrons les décisions en conséquence* », avance M. Kreiner.
Malgré tout, Malcolm Johnson demeure prudent. « Il est possible que les travaux nécessaires soient plus imposants que ce qui est avancé aujourd’hui. C’est seulement lorsque les travaux commenceront que nous le saurons. C’est possible que cela prenne plus de temps », souligne-t-il.
Trouver un entrepreneur
L’architecte a semblé semer un doute dans la salle lorsqu’il a évoqué une mince possibilité que personne ne se montre intéressé à faire les travaux nécessaires. « L’économie de la province va bien et ce ne sont pas les travaux de construction et d’aménagement qui manquent », affirme Malcolm Johnson. « Edmonton est dans une drôle de situation. La main-d'œuvre se rend à Vancouver (travaux entourant les prochains Jeux olympiques d’hiver) quand ce n’est pas à Fort McMurray », avance-t-il.
Selon M. Johnson, il se peut que personne ne se manifeste pour les rénovations. « De cette rencontre, c’est le seul élément qui m’a inquiété. Mais c’est une situation que le Conseil scolaire Centre-Nord ne contrôle pas. C’est une situation albertaine et il est à espérer que des entrepreneurs feront une soumission », déclare Fred Kreiner.
Les autres phases
Ces premiers travaux ne sont que la pointe de l’iceberg. Il faudra ensuite régler le problème du gymnase, le rénover ou en construire un nouveau, et revoir le système de chauffage.
C’est à ce moment-là que l’ampleur de la tâche sera connue, surtout du côté de l’amiante que l’on retrouve à l’intérieur des murs de l’édifice. « On sait très bien que dans tout édifice construit entre les années 40 et 70, il y de l’amiante. Cependant, M. Johnson a été très clair. C’est un défi, oui, mais ce n’est pas quelque chose d’insurmontable », prétend M. Kreiner.
Roch LeBlanc, qui est membre du comité de parents de l’école, n’est pas du même avis. « Toute cette situation m’inquiète. Les documents ne sont pas encore signés, le transfert des élèves pour la rentrée scolaire 2006-2007 n’est pas assuré, il y a de l’amiante et de la moisissure, sans oublier qu’il y a des fuites dans le toit », énonce-t-il.
Espace disponible
Malgré ses 18 salles de classe et une capacité d’accueillir 600 élèves de la prématernelle à la 12e année, certains parents se sont demandé si l’école Gabrielle-Roy ne deviendra pas rapidement trop petite pour répondre au besoin de la communauté.
Le conseiller Gred Kreiner est d’avis qu’il ne faut pas mettre tous les œufs dans le même panier.
« Si l’espace devient trop restreint, la solution n’est peut-être pas d’agrandir ici », évoque Fred Kreiner. « Dans le plan capital que le conseil scolaire a développé l’an dernier, l’ouverture d’une école publique francophone ailleurs à Edmonton a été avancée », ajoute-t-il.
Cette future école pourrait voir le jour dans le Nord ou dans l’Ouest de la ville. « Si on avait une école de la maternelle à la 6e année ailleurs, cela viendrait enlever du stress à Gabrielle-Roy », croit Fred Kreiner.
* Le CSCN a abordé cette question lors de sa rencontre régulière, qui a eu lieu le 14 février dernier. Le journal était déjà sous les presses.
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