Le 31 mars 2006
Le Franco
AGA de la régionale d’Emonton : le changement de nom malgré tout...
Par : Étienne Alary
Editeur : Le Franco
Même si la régionale d’Edmonton de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) avait demandé au secrétariat provincial de ne pas tenir la consultation sur le changement de nom de l’organisme lors de son assemblée annuelle, comme cela est le cas un peu partout en province, c’est ce sujet qui aura retenu l’attention.
En effet, les cinquante personnes réunies à La Cité francophone, le dimanche 26 mars dernier, ont tenu à passer leur message. « Quelle poule a pondu cet œuf là du changement de nom », s’est questionné Michel Lehodey.
Ce dernier estime que les termes « Canadiens » et « français » sont à la base de la francophonie en milieu minoritaire au Canada. « On veut changer de nom pour quelques petits groupes de personne qui vont devenir, un jour, des Canadiens », a-t-il ajouté.
Jean-Guy Thibaudeau abonde dans le même sens. Il affirme qu’il ne faut pas commencer « à vouloir s’abaisser en enlevant le mot canadien ».
Le président de l’ACFA, Jean Johnson, était présent à cette assemblée annuelle. Il a rappelé que cette idée du changement découle du processus de restructuration de la gouvernance de l’ACFA.
Ce dernier n’a pas nié que le processus de consultations en cours n’aura, pour le moment, aucun impact sur la décision. « Au-delà des consultations, la décision va être prise à Rond Point et je vais me plier à la décision », a-t-il lancé. Il a rappelé que l’assemblée annuelle, qui se déroulera cette année à Red Deer, n’était pas fermée à un nombre restreint de participants. « Je suis ouverture à une grande participation », déclare Jean Johnson.
Cet élément n’a pas rassuré les personnes présentes. « Je ne peux pas croire que c’est un petit nombre de gens qui vont décider que je ne suis plus Canadienne-française », soutient Claire Dallaire.
Michel Lehodey a fait remarquer qu’une pétition pour garder le nom de l’ACFA tel qui l’est commençait à circuler dans la communauté. « Je suis même prêt à faire une tournée, à mes dépens, pour faire signer le plus de personnes possible », avance-t-il.
Les membres ont également exprimé le désir de tenir un forum sur la question en mai prochain. D’ici là, l’idée de demander le suffrage universel sur cette question sera étudiée. « Je suis d’accord pour qu’il y ait des débats, mais ce serait bon d’interpeller tous les membres », indique Suzanne Corneau.
Jean Johnson estime que cela pourrait être possible. « Le suffrage universel, je n’ai aucun problème avec cela. On pourrait peut-être le faire l’année prochaine (en 2007) en même temps que le vote pour les membres du conseil d’administration », évoque M. Johnson.
Situation financière
Pour ce qui est de l’assemblée générale comme telle, le mot d’ordre a été le redressement de la situation financière de l’ACFA, régionale d’Edmonton. En effet, lorsque Yolande Proulx a pris la présidence de l’organisme, il y a un an, la régionale affichait une lourde dette. Cette dernière s’est donné le mandat d’éponger ce déficit. « Croyez-moi, on y travaille assidûment et nous allons y arriver coûte que coûte », a-t-elle affirmé.
L’organisme a terminé sa dernière année financière (31 décembre 2005), avec un excédent de près de 9000 $. « Edmonton Chante, avec un manque à gagner de 5000 $, a fait en sorte que nous ne sommes pas où nous voulions être », a pour sa part commenté le trésorier de la régionale, Richard Amyotte. Il précise qu’une attention particulière sera portée sur cette activité cette année.
Prix d’excellence
L’ACFA d’Edmonton a profité de son assemblée annuelle pour remettre ses mentions d’excellence. Ainsi, André Boudreau (à titre posthume) a reçu le prix Leadership, Claudette Tardif s’est vu remettre le prix Visibilité, Thomas Bilodeau a obtenu le prix Services rendus à la communauté et Alain Nogue s’est vu décerner le prix Bénévole de l’année.
La Cité francophone
L’assemblée annuelle de La Cité francophone s’est déroulée en même temps que celle de la régionale. La présidente de La Cité, Suzanne Lamy-Thibaudeau, a souligné que pour répondre aux besoins des organismes, une offre d’achat pour acquérir le Centre Marie-Anne Gaboury avait été faite. « En février, nous avons appris que le Centre Marie-Anne Gaboury était à vendre. On s’est penché sérieusement sur la possibilité d’acquérir l’édifice et nous avons décidé de présenter une offre d’achat », déclare-t-elle. Cette offre de La Cité n’a finalement pas été retenue. « Nous étions un peu déçus, mais nous respectons leur décision. La vie continue », précise Mme Lamy-Thibaudeau.
La Cité entend continuer à pousser pour que la phase 2 soit enfin réalisée puisque la demande est là. « Il y a plusieurs organismes qui ont besoin de bureaux plus grands. On espère que ce projet va se concrétiser un jour. On peut comprendre que tout a été au ralenti au fédéral au cours des derniers mois avec la tenue d’élections », énonce la présidente de La Cité francophone.
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