Edmonton-
C'est officiel: Ernest Chauvet demeure président de l'ACFA, élu par acclamation de par l'absence de tout autre candidat à la date limite du 4 octobre. Rejoint à Kananaskis, où il participait au colloque French Immersion in Alberta, le Legalois est resté philosophe en termes de réactions, se limitant à réitérer, comme il l'a fait récemment en offrant au Franco son bilan de l'année (voir notre édition de la semaine dernière), qu'il était temps de «passer à l'action maintenant que le processus de consultation a été complété».
Le président réélu a toutefois noté qu'il reste encore à combler deux postes de vice-président au Conseil, postes laissés vacants par les retraits d'Ernest Lefebvre et de Denis Lord. Une nouvelle dynamique de travail, si de nouveaux intervenants sont élus, devra alors être établie avant d'entamer «le travail» qu'Ernest Chauvet voudrait centré sur les questions de santé, d'immigration et d'éducation. Tout cela rentre d'ailleurs parfaitement dans les cordes du président, qui dit préférer de loin l'action aux consultations, aussi essentielles soient-elles.
Quant à sa présence à Kananaskis, Ernest Chauvet en a profité pour converser un brin avec le ministre fédéral Stéphane Dion, qui prononçait là le discours d'ouverture au colloque, discours qui reprenait essentiellement les thèmes déjà abordés à l'assemblée générale annuelle de la FCFA, en juin dernier, à Whitehorse (Le Franco, Vol. 36, no. 26, p. 1-2). Ces thèmes donnent en fait un avant-goût du plan d'action en matière de langues officielles que le ministre promet depuis quelques mois déjà et qu'il doit présenter sous peu.
Ernest Chauvet a toutefois noté que le ministre semblait plus à l'aise dans la livraison de ces thèmes, même si un peu grippé après un crochet sur Terre-Neuve. Le message a semblé plus clair et plus mordant, peut-être même plus convaincu, au président de l'ACFA qui en est arrivé à la conclusion que le ministre avait, lui aussi, «hâte de passer à l'action».