Le 2 septembre 2004
GlobalFest 2004
Des améliorations restent encore à venir
Par : Eric Batalla
Editeur : Le Franco
Calgary-
Il avait été admis, en fin de sa première édition, l’année dernière, que le Festival GlobalFest de Calgary en était un qui se cherchait, n’ayant pas trouvé une claire identité. Et de façon surprenante pour ceux qui ont à nouveau choisi d’y participer cette année à titre d’organisateurs d’activités, le même constat peut être amené pour commenter l’édition 2004.
En fait, et c’est peut-être là une partie du problème, GlobalFest est constitué de deux festivals, plus ou moins distincts, l’un abritant ou chapeautant l’autre: GlobalFest en tant que tel, et One World, qui permet l’apparition d’un certain nombre de pavillons dit culturels. Dont le pavillon franco-canadien, ouvert cette année sous le toit de La Cité des Rocheuses. Si beaucoup d’emphase est mise sur ces pavillons dans les différents documents et brochures produites par les organisateurs de GlobalFest, il n’en reste pas moins que sur le terrain, si l’on peut dire, il semble n’y en avoir que pour ce qui clôture chaque journée du Festival, c’est-à-dire un feu d’artifice, partie intégrante d’une compétition dite internationale répartie sur près d’une dizaine de jours.
Or, c’est justement en soirée, pour des raisons évidentes, que les pavillons culturels tiennent la plupart, sinon l’entièreté de leur activités, ce qui crée évidemment un certain conflit. Conflit d’horaire a priori, et conflits entre organisateurs a posteriori, d’autant plus, dans ce dernier cas, que le gros des sommes recueillies en commandites par les hauts bonnets du GlobalFest vont à l’organisation de la compétition de feux d’artifice et non pas aux pavillons, alors livrés à eux-mêmes - il y en avait 17 cette année. Tout cela semble limpide pour le directeur de La Cité des Rocheuses, Karl Laliberté, lequel entend donc faire rapport aux autorités pour que des ajustements soient effectués pour la troisième édition du Festival - du moins l’espère-t-il.
Car pour M. Laliberté, GlobalFest et One World constituent sans aucun doute, dans leur concept, des entreprises valables, qui ont beaucoup de mérite, mais qu’il faut à tout prix améliorer pour qu’elles s’implantent solidement dans le paysage calgaréen de fin d’été. Il faudra, dit le directeur de La Cité, que des fonds supplémentaires soient consentis aux différents pavillons, en accord d’ailleurs avec les prévisions budgétaires originales soumises par les organisateurs principaux - une aide, l’année dernière, qui est tombée à 20% du montant prévu. Et il faudra aussi, bien sûr, assurer que le public intéressé n’ait pas à se presser pour assister aux feux d’artifice et du coup délaisser les pavillons.
Cela étant, l’affaire, cette année, n’a pas été mauvaise pour La Cité des Rocheuses. En tenant ses activités sous son propre toit, et non pas en louant salle et matériel et tente comme cela a été le cas l’année dernière, de nombreuses dépenses ont été réduites et même éliminées - y compris en matière d’assurances. Et comme, dans l’ensemble, les revenus ont atteint à peu près le même niveau, on n’y a pas perdu au change, mais gagné peut-être en termes de visibilité. Les spectacles offerts ont été en effet relativement courus, particulièrement, sans surprises, celui de Crystal Plamondon, au soir du 28 août, qui accueillait près de 200 amateurs. Le brunch du lendemain, dimanche, a aussi attiré sa part de participants, qui se sont comptés à près d’une centaine.
En tout et pour tout, le pavillon de La Cité des Rocheuses a enregistré près de 600 entrées sur les cinq jours d’activités du Festival One World, pour les spectacles offerts par la Famille Dallaire de Saint-Paul, par les groupes Allendai et Amigos de Calgary et celui nommé Intersextion d’Edmonton, par la troupe Zéphyr et par Valérie Frenette d’Edmonton, par Jonathan Davies de Lethbridge et par Crystal Plamondon, précédemment nommée. Pour les spectacles, mais aussi pour la visite des différentes tables garnies par des exposants, lesquels verraient bien sûr d’un bon oeil la mise en place de mesure destinées à augmenter l’achalandage.
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