Le 17 février 2006
Le Franco
CA de l’ACFA : régionales, métis, Université de l’Alberta et démission
Par : Étienne Alary
Editeur : Le Franco
Edmonton - Plusieurs dossiers ont retenu l’attention lors de la dernière rencontre des membres du conseil d’administration de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), qui a eu lieu les 10 et 11 février derniers à Edmonton.
Les relations entre l’organisme porte-parole et les régionales ont été au cœur des discussions. « Avec la création de la nouvelle structure, il faut formaliser nos relations avec les régions. Avant, il y avait le bureau des présidents qui venaient répondre à un besoin, mais actuellement, il y a un trou qu’il faut combler », a affirmé le président de l’ACFA, Jean Johnson, au terme de cette rencontre.
Le secrétariat provincial de l’ACFA profitera des assemblées annuelles des régionales pour trouver la meilleure solution. « Les régions nous demandent un appui. Si on prend l’exemple des ressources humaines, la moyenne d’un employé dans une régionale est de 16 à 18 mois », souligne M. Johnson ce qui amène, selon le président de l’ACFA, un conseil d’administration à traiter de gestion de personnel plutôt que de parler de développement communautaire.
L’organisme entend aussi aborder la question du changement de nom. « Cette tournée a été mandatée par les membres réunis à Rond Point 2005 », rappelle Jean Johnson.
Collaborer avec les métis
L’ACFA veut également en savoir davantage sur la communauté métisse de l’Alberta. Les francophones pourraient tirer profit de ce groupe qui formait une partie importante des parlants français dans l’Ouest canadien avant même que la province soit créée. « On ne veut pas nécessairement s’attarder au passé. On veut plutôt travailler avec eux pour regarder vers l’avenir », lance Jean Johnson.
Une résolution a été adoptée afin, justement, de créer des partenariats avec la communauté métisse de l’Alberta. « On veut commencer à travailler sur des projets très spécifiques, entre autres une rencontre des deux communautés », soutient M. Johnson.
Ce dernier estime qu’il s’agit d’une alliance stratégique importante pour la francophonie albertaine. « On parle de réaliser des projets concrets, comme la célébration du centenaire de l’Université de l’Alberta, qui serait une collaboration entre la francophonie et la communauté des métis », indique le président de l’ACFA
Dolorèse Nolette à U of A?
Parlant de l’Université de l’Alberta, une Franco-Albertaine pourrait se retrouver d’ici peu sur le Bureau des gouverneurs de l’institution. Les membres du CA de l’ACFA soumettront le nom de l’actuelle vice-présidente de l’organisme, Dolorèse Nolette.
« Lors du dernier Rond Point, le président du Bureau des gouverneurs, Jim Edwards (qui a reçu le prix Ami de la francophonie), nous a avisés qu’il y aura prochainement un poste qui deviendra vacant au Bureau des gouverneurs », explique Jean Johnson.
Ce dernier aurait donc invité à la communauté à soumettre un ou plusieurs noms pour ce poste. « Dans ce dossier, nous avons adopté la même approche qui a été utilisée lors de la nomination de la sénatrice (Claudette Tardif). L’ACFA fera la promotion d’une seule personne plutôt que de soumettre deux, trois ou quatre noms », avance le président de l’ACFA.
La communauté franco-albertaine aurait tout un avantage si une des leurs était choisie. « Dans le dossier collégial, par exemple, avoir une personne francophone autour de la table ferait une grande différence », croit Jean Johnson.
Selon Jean Johnson, en Dolorèse Nolette, le CA « a identifié la personne la plus forte possible » pour relever ce défi.
La principale intéressée dit avoir hâte que le Bureau des gouverneurs fasse son choix. « J’ai accepté que le CA propose mon nom, car pour moi, être une représentante de la francophonie albertaine dans le milieu de l’éducation c’est quelque chose du naturel. Il s’agit de mes deux passions », déclare Dolorèse Nolette.
Mme Nolette, qui est la directrice générale du Conseil scolaire du Nord-Ouest, est d’avis que les Franco-Albertains auraient tout à gagner. « La francophonie albertaine a besoin d’une voix au postsecondaire », énonce-t-elle.
Une décision serait attendue d’ici la fin de l’été.
Démission
Cinq mois après la création de la nouvelle structure, un premier soldat est tombé au combat alors que Jean-Claude Mongeau a remis sa démission. M. Mongeau a évoqué un horaire du temps trop chargé pour lui permettre de bien représenter la communauté franco-albertaine à l’ACFA. « M. Mongeau s’est senti obligé de démissionner. Je l’accepte avec regrets », confie Jean Johnson.
M. Mongeau, de Bonnyville, avait été élu comme un représentant provincial. Lors de leur prochaine rencontre, les membres du CA décideront de la prochaine étape qui permettra de combler cette vacance.
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