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Le 31 mars 2006


AGA de la régionale de Centralta : mieux desservir les régions et messe en français

Par : Étienne Alary
Editeur : Le Franco

Legal - Près d’une quarantaine de membres de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), régionale de Centralta, ont participé à l’assemblée annuelle de leur association, le 25 mars dernier, au Centre culturel de Legal.

Une assemblée annuelle qui a notamment été axée sur les résultats. « L’année 2005-2006 pourra entrer dans l’histoire de l’association comme le départ d’un grand virage où beaucoup de questions ont été ouvertes et adressée à la suite de la recommandation de la dernière assemblée annuelle qui demandait à ce que le conseil d’administration remettre l’accent sur le développement communautaire », a mentionné, d’entrée de jeu, le président de l’ACFA de Centralta, Rémi Thibault.

Un virage qui s’est amorcé avec un changement au niveau des employés et de l’administration de ceux-ci alors que l’ACFA de Centralta a conclu une entente de partenariat avec le secrétariat provincial. « Ce partenariat est issu d’une discussion importante au bureau des présidents où l’on faisait état de la problématique d’attirer et de retenir le personnel qualifié nécessaire à faire avancer le développement communautaire dans notre régionale », soutient M. Thibault. Ce dernier affirme que ce changement a été bénéfique. « On a été un bon bout de temps où on était sur le neutre, on n’avançait plus », admet-il.

Malgré tout, Rémi Thibault ne prend rien pour acquis. « Le grand virage continuera dans l’année qui suit de façon à ce que notre association rationalise ses opérations pour les rendre plus efficaces, moins coûteuses sur le plan des ressources et nous permettre de faire plus et mieux avec les ressources que l’on a », déclare M. Thibault.

En faire plus signifie notamment d’assurer une présence dans toute la région. « Le rayonnement de notre régionale a besoin de s’élargir. En effet, notre présence très forte à Legal nécessite davantage d’efforts et d’engagement dans les autres centres importants, notamment St-Albert, Morinville et la base militaire. Nous allons nous y consacrer dans les mois à venir », affirme M. Thibault.

La présentation de la 17e Fête franco-albertaine, à la fin juillet à St-Albert, se veut un exemple de cette présence régionale. « Étant donné qu’on veut vraiment mettre l’accent sur les autres communautés de notre régionale, St-Albert était idéale », souligne Rémi Thibault.

Cette 17e Fête sera centrée sur la famille et la jeunesse, tout en mettant en valeur les entrepreneurs francophones. « On veut que nos entreprises francophones aient une présence majeure à cet événement. On discute présentement de partenariats avec la Chambre économique de l’Alberta qui nous permettrait d’avoir une tente des entrepreneurs sur le site », avance l’agent de développement de l’ACFA de Centralta, Sylvain Leclerc.

Messe en français
Un des dossiers sur lequel la régionale compte consacrer du temps dans les prochains mois est celui des messes en français.

Dans ce dossier, de l’huile a été mise sur le feu récemment avec la tenue d’une soi-disant messe en français (voir Courrier du lecteur en page 4). « Puisque nous avions des visiteurs du Québec, la rumeur voulant qu’une messe en français soit célébrée à Morinville a circulé rapidement dans la communauté. Même des gens de Legal qui vont à la messe de St-Albert étaient là. Malheureusement, cela ne s’est pas déroulé comme c’était supposé être, informe Rémi Thibault. Ce n’était pas une messe française, c’était une messe en anglais. Seulement la 2e lecture et une partie de la consécration ont été prononcées en français. »

Selon M. Thibault, « la langue, la culture et la foi vont ensemble. Si on perd nos messes en français, c’est le commencement de la fin. »

Le président de l’ACFA de Centralta croit que son organisme, de même que le secrétariat provincial, doivent s’attaquer à ce dossier : « Si on ne travaille pas ensemble, on va perdre nos messes françaises dans toutes les communautés. »

Le tourisme
Au cours de la prochaine année, la régionale de Centralta continuera à appuyer la Société touristique Centralta dans ses efforts pour attirer des visiteurs dans la communauté.

Si la dernière année a été marquée par de grands défis et quelques déceptions, en terme de nombre, l’avenir s’annonce prometteur. « Ce qu’on fait ici, à Centralta, cela tombe pile dans le nouveau curriculum d’études sociales », croit Ernest Chauvet. M. Chauvet vient d’être embauché par la société, à temps partiel, pour développer le tourisme dans la région. « Selon moi, les écoles sont un marché naturel », précise-t-il.

Malgré tout, la Société touristique Centralta doit demeurer prudente dans ses objectifs. « Je ne m’attends pas à avoir un impact touristique cette année. Ce que l’on fait cette année, on bâtit pour l’an prochain et pour le long terme », affirme Ernest Chauvet.

Lors de la soirée qui a suivi l’assemblée annuelle, M. Chauvet a lancé un défi à la communauté. « À Legal, nous avons 30 murales. Si on arrivait à en avoir de 35 à 38, nous pourrions devenir la capitale des murales au Canada. C’est un grand défi, mais il n’est pas si grand que cela si on considère qu’on en a déjà 30 », soutient Ernest Chauvet.

Nouveau CA
Lors de l’assemblée annuelle, Rémi Thibault a été réélu à la présidence de l’organisme pour une autre année. Il sera appuyé de Maurice Chauvet, Jules Jasmin, Ronald St-Jean, Chantale Larouche, Sylvie Paradis, Denis Caron, Rémi Cyr et Chantal Brosseau.



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