Cliquez ici !
 Cliquez ici !

Imprimez cette pageInvitez votre ami(e) à visiter cette pagePlan du site



Accueil 


<< Retour | Archives
Le 7 avril 2006

Le Franco

Changement de nom : tout est une question d’attitude

Par : Étienne Alary
Editeur : Le Franco

Saint-Paul - C’est sous le signe de la divergence que s’est tenue la consultation du secrétariat provincial de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) sur le changement de nom de l’organisme, le 30 mars dernier à St-Paul. Une trentaine de personnes ont participé à cette rencontre qui a précédé l’assemblée annuelle de l’ACFA, régionale de Saint-Paul.

Au sujet du changement de nom, les avis ont été très partagés. Par contre, de part et d’autre, un constat a vite été établi; l’organisme porte-parole de la communauté aura du pain sur la planche. « Si on fait juste changer de nom et qu’on ne change pas d’attitude, je ne pense pas que cela va nous mener là où on veut aller », a témoigné Lyne Lemieux.

Pour sa part, Louise Reidy estime que ce n’est pas le changement de nom qui rendra l’organisme plus attrayant aux nouveaux arrivants, migrants et immigrants, du jour au lendemain. « Il faut changer l’image de l’ACFA, pas le nom. On devrait mettre l’argent pour promouvoir une association inclusive qui va faire des choses concrètes », lance-t-elle.

L’inclusion des immigrants à la communauté francophone est aussi revenue sur le plancher. « On est tous des Canadiens français, cela ne change rien si tu viens du Congo ou d’ailleurs dans le monde », s’exclame Louise Reidy. « En changeant le nom, j’ai peur qu’on perde le sens originel de l’association. Ceux qui viennent de l’extérieur, ils deviendront Canadiens », indique Albina Brousseau.

Lyne Lemieux est d’avis que le mot canadien doit rester dans le nom de l’organisme. « À partir du moment où tu vis au Canada et que tu parles français, tu deviens canadien-français. Pourquoi vouloir enlever le mot canadien », questionne-t-elle.

Membre du conseil d’administration de l’ACFA, Guy Généreux, a apporté un autre point de vue sur la question. « Selon moi, ce ne sont peut-être pas les immigrants francophones qui sont les plus difficiles à convaincre de s’identifier comme canadien. Ce sont plutôt les migrants, les Québécois et les Acadiens, qui ne se s’identifient plus comme des canadiens-français depuis plusieurs années », explique-t-il.

Ce dernier prône donc pour que l’ACFA prenne le virage et modifie son nom. « Je pense qu’il faut qu’on se renouvelle. Je suis tout à fait d’accord que le changement de nom devra venir avec une attitude de renouveau qui permettrait d’attirer les jeunes par exemple », énonce-t-il.

Donald Michaud abonde dans le même sens. « Le terme canadien-français est un peu vieilli. Les gens ne s’identifient pas ou ne s’identifient plus à ce terme. »

Malgré tout, Laval Pelchat croit que l’organisme fait fausse route. « C’est ce qu’on fait de notre association qui fait qu’on se sente inclus ou exclus », avance-t-il. « Le changement de nom est le premier geste à poser pour faire en sorte qu’ils (les migrants et les immigrants) ne se sentent pas exclus », de répondre Reed Gauthier, lui aussi membre du CA de l’ACFA.

AGA
Cette consultation du secrétariat provincial a été suivie de l’assemblée annuelle de la régionale.

Les personnes réunies au gymnase de l’École du Sommet ont pu constater que l’ACFA de St-Paul avait été très active l’an dernier. « À l’occasion du centenaire de la province, nous avons mis l’accent sur la visibilité de notre association », affirme la présidente de la régionale, Alice Bourget. La régionale a donc été présente un peu partout : parade de Mallaig, rodéo de St-Paul, carnaval d’hiver, présence dans les écoles de la région, etc.

La régionale a profité de cette dernière année pour rencontrer le conseil municipal de St-Paul afin de trouver une façon de souligner la contribution de Jules Van Brabant au développement de la communauté. « Nous nous sommes mis d’accord pour rendre hommage à M. Van Brabant en renommant le Centre récréatif de Saint-Paul, Centre Jules Van Brabant », indique Mme Bourget. « Une plaque bilingue sera installée à l’intérieur de l’édifice », ajoute-t-elle.

Le dossier de la radio communautaire a aussi été abordé alors que la régionale, en compagnie des régionales de Plamondon/Lac La Biche et de Bonnyville/Cold Lake, a créé la coopérative Centre-Est. « L’incorporation est en voie d’être complétée et nous soumettrons sous peu une demande à Diversification de l’économie de l’Ouest pour financer les infrastructures », mentionne Alice Bourget.

Bien que la communauté soit en faveur de l’implantation d’une radio communautaire à St-Paul, le défi reste le même : desservir les communautés avoisinantes, telles que Lafond et St-Vincent. « Les communautés qu’on ne peut pas rejoindre présentement pourraient être desservies avec un investissement de 16 000 $ pour acheter l’équipement nécessaire », souligne André Contant, président de Radio Plamondon/Lac La Biche et porte-parole de la coopérative.

M. Contant était présent à cette assemblée annuelle afin de parler des avantages d’un réseau de radio communautaire. Ce dernier croit que la communauté ne doit pas voir trop grand au début. « De notre côté, on a décidé de partir petit et de grossir, plutôt que de partir trop grand », déclare-t-il.

La radio communautaire de sa région en est le plus bel exemple. « On s’appelle Radio Plamondon/Lac La biche, mais les gens de Lac La Biche nous ont jamais entendus jusqu’à maintenant », lance-t-il est avisant que la situation pourrait être corrigée prochainement.

Élections
Pour la prochaine année, le conseil d’administration de la régionale demeure inchangé alors qu’Aline Bourget a été réélue à la présidence pour un terme d’un an. Yvonne St-Arnault et Micheline Hébert ont aussi été réélues. Le bureau de direction est complété par Léo Van Brabant et Richard Brousseau.



<< Retour

 



Site réalisé grâce à l'éditeur Édimage Plus
© Édimage Plus / Droits et aspects légaux / Le Franco