Le 11 août 2006
Zéphyr se démarque en dehors de l’Alberta
Julie Fortier
Tout d’abord au Smithsonian Folklife Festival, ensuite au Québec lors du Mondial des Cultures de Drummondville en terminant par le Folkmoot USA 2006, la troupe de danse franco-albertaine Zéphyr a fait un tabac un peu partout où elle est passée pendant les 33 jours qu’a duré sa première tournée en dehors de l’Alberta. Une expérience unique et inespérée pour la jeune troupe créée il y a à peine quatre ans.
« C’était notre but principal depuis nos débuts. Mais une tournée d’un mois, c’est plus qu’on aurait imaginé, puisqu’habituellement, en danse, les tournées durent deux semaines », explique la directrice générale et artistique de l’Association La Girandole, Isabelle Laurin.
Selon cette dernière, son école de danse, la seule francophone dans la région d’Edmonton, saura grandement profiter de cette occasion qui s’est offerte à eux au cours de l’été. « Ça nous apporte de la visibilité. Ça va nous faire connaître et nous permettre d’intégrer des réseaux de festivals », mentionne-t-elle.
Le Smithsonian Folklife Festival, qui s’étalait du 26 juin au 11 juillet, a été « vraiment exceptionnel », décrit Mme Laurin. « Nous avions toute une organisation derrière, la réception du public a été incroyable. Aussitôt que la musique commençait, les gens accouraient jusqu’à la scène et la salle se remplissait. Il y avait beaucoup d’enthousiasme », raconte la directrice. Les danseurs étaient d’ailleurs accompagnés par la musique du groupe Allez Ouest. « On s’est fait dire qu’on avait des musiciens incroyables. La musique ajoutait à la danse et la danse ajoutait à la musique. C’était une énergie supplémentaire, vraiment toute une expérience », décrit Isabelle Laurin.
Comme un des objectifs de la troupe est de faire rayonner la culture franco-albertaine à travers de la danse folklorique canadienne-française, elle a créé une petite commotion chez beaucoup d’Américains et quelques Albertains sur la présence de francophones en Alberta. « C’est l’fun, on a l’impression d’avoir vraiment aidé à faire découvrir notre culture », exprime Mme Laurin.
Direction Drummundville
Même son de cloche du côté du Québec, au Mondial des Cultures de Drummondville, où ils étaient du 13 au 16 juillet avec les musiciens Joël Lavoie, Daniel Gervais et Robert Fenske. « Les gens étaient surpris de voir que les danseurs parlaient un si bon français. Les personnes que nous avons rencontrées se disaient touchées et impressionnées de voir que le français était préservé en Alberta. Et à la fin, nous étions en nomination dans la catégorie persévérance », relate Isabelle Laurin.
Du côté de la danse, leurs six spectacles leur ont valu une ovation de la part du public. « Tout au long de la fin de semaine, nous n’avons reçu que de bons commentaires. On peut dire, vraiment, qu’on accotait les troupes québécoises », soutient la jeune femme.
Retour aux États-Unis
Après la Belle province, les jeunes danseurs de la troupe ont ensuite mis le cap sur la Caroline du Nord, pour le Folkmoot USA 2006, un festival international réunissant des artistes de partout dans le monde. Jointe entre deux spectacles de sa troupe, Mme Laurin décrivait ainsi l’ambiance qui prévalait à Waynesville, où les danseurs de Zéphyr se trouvaient : « Il y a un grand partage entre les artistes de tous les pays et de tous les continents. C’est super pour nous parce qu’il y a beaucoup d’échanges culturels. »
De retour à Edmonton, Isabelle Laurin souhaite que sa troupe puisse repartir ainsi tous les deux ans. « Les danseurs parlent d’Europe, d’Amérique latine. Ça leur a encore plus donné le goût de voyager. Surtout, on a vu comment les autres peuples préservent leur culture et ça nous a renforcés dans notre idée qu’il faut préserver la nôtre », conclut Mme Laurin.
Editeur : Le Franco
|

|