C’est le conférencier motivateur Paul Rousseau, surnommé « le samouraï de l’excellence », qui a amorcé la deuxième journée de la formation S’outiller pour sa communauté , avec un déjeuner-conférence où il dévoilait, devant plus d’une cinquantaine de personnes, sa formule pour atteindre l’excellence progressive : « E = HOPLA² J’ai compris! Personne ne le fera à ma place! »
H pour habitudes, O pour objectifs, P pour principes, L pour leadership personnel, A² pour attitude gagnante et amélioration, bref, chaque élément de la formule du motivateur Paul Rousseau a été décortiqué et mis dans des situations concrètes pendant l’heure et demie qu’a duré la conférence. Se qualifiant d’alchimiste du potentiel, M. Rousseau se passionne pour les samouraïs, qui, comme lui, étaient en perpétuelle quête de l’excellence. D’emblée, il a tenu à faire savoir que l’excellence n’équivaut pas à l’atteinte de la perfection, mais bien à l’atteinte du meilleur de soi-même. Et pour y arriver, c’est chaque élément de sa formule qu’on soit parvenir à introduire dans sa vie.
« La personne que vous êtes aujourd’hui est le résultat des cinq dernières années. Donc, pour devenir la personne que vous voulez être dans cinq ans, vous devez vous comporter comme elle dès maintenant », a-t-il affirmé.
Selon lui, une bonne façon de devenir cette personne serait de se fixer des objectifs clairs qui gardent un certain équilibre entre les différentes facettes de notre vie : la famille, le temps, l’argent, la santé, le social, l’attitude mentale positive, le développement de soi et de ses talents, ainsi que la carrière et la profession.
Il a donné plusieurs trucs pour faire entrer du positif dans la vie de chacune des personnes présentes. Par exemple, une simple affirmation à réciter quotidiennement pourrait, selon son expérience, contribuer à un véritable changement de comportement : « Aujourd’hui est le jour le plus important de ma vie. Mon attitude est à son meilleur. C’est aujourd’hui que ça se passe. » À plusieurs reprises au cours de la conférence, il a demandé à l’auditoire de répéter ce mantra, chose que les personnes dans de la salle ont faite avec enthousiasme.
« Le négatif entre vite dans un esprit, alors que le positif entre au compte-gouttes. Notre subconscient est souillé par le négatif dès notre plus jeune âge et on finit par anesthésier nos rêves et nos ambitions parce qu’on croit qu’on ne peut pas les réaliser. Nous devons commencer par nettoyer notre subconscient du négatif, prendre le contrôle de notre attitude et faire entrer du positif », a expliqué le conférencier.
Il a parlé des fausses croyances et des certitudes qu’ont certains de ne pas pouvoir réaliser certaines choses. « Lorsqu’on s’entraîne, on développe une résistance progressive; nos muscles deviennent de plus en plus forts. Si une fois, on n’a pas pu lever un poids, ça ne veut pas dire qu’on n’en sera jamais capable parce que, comme nos muscles, nos aptitudes et nos talents se développement avec le temps et l’entraînement », a observé Paul Rousseau.
Selon ses dires, même lorsqu’on ne sait pas comment faire quelque chose ou comment arriver à quelque chose, on doit avancer et essayer. « Nous sommes dotés d’une lampe de poche magique. Lorsqu’on ne voit pas trop en avant de soi, on doit faire un pas et on peut ensuite voir encore deux ou trois pas plus loin. On peut ainsi voir si on est dans la bonne ou dans la mauvaise direction », expose-t-il.
Se concentrer sur la solution
Mentionnant que plusieurs personnes vont se voir mettre des bâtons dans les roues par d’autres individus, le conférencier a rappelé l’importance de passer à autre chose et de pardonner. « On ne meurt pas de la morsure d’un serpent. On meurt plutôt du poison qu’il nous a transmis. Une personne qui vous veut du mal aime mieux voir dans vos yeux ce poison qui vous tue à petit feu, que de voir que vos yeux brillent encore parce que vous avez passé à autre chose », a lancé M. Rousseau.
Ce dernier a parlé de la tendance générale de focaliser sur un problème lorsqu’il survient, alors qu’il faudrait plutôt se concentrer sur la solution. « Nous devons nous demander ce que nous pouvons faire pour améliorer la situation et prendre le contrôle de nos pensées, de notre comportement. Car, ce que l’on veut dans la vie ne viendra pas à nous par lui-même », a-t-il rappelé.
C’est lorsqu’il était tout jeune que M. Rousseau dit avoir compris que dans la vie, il fallait se lever pour aller chercher ce que l’on veut. Il désirait à cette époque une bicyclette que ses parents ne pouvaient lui acheter. C’est ainsi qu’il est devenu camelot, afin d’amasser des sous pour se payer son vélo de rêve et qu’il a ainsi atteint son objectif.
« Souvent, on reste dans notre zone de confort, on n’ose pas en sortir parce qu’on a peur du changement. Mais le changement, c’est normal. Il faut seulement trouver une façon de l’adapter. Et une bonne façon de le faire, c’est de garder le rythme pendant un projet et au travail. Ne pas donner tout ce qu’on a et ensuite se reposer sur ses lauriers, parce que quand on arrête d’être en mouvement, c’est plus difficile de repartir par la suite », a avisé M. Rousseau.
Plusieurs des personnes qui assistaient à la conférence, après s’être dilaté la ratte avec le conférencier, avoir été inspirées ou encore même émues, se sont procuré le livre de Paul Rousseau, « À la conquête de la prospérité », bien déterminées à appliquer dans leur vie ces principes simples qu’il est parfois bon de se faire rappeler.