Le 14 juin 2006
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Lucie Brunet a dressé un portrait actuel de la région.
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Le Goût de Vivre
Étude des besoins sur les services en français dans le domaine de la violence faite aux femmes et aux enfants
Par : Joëlle Roy
Editeur : Le Goût de Vivre
Le mercredi 7 juin, Lucie Brunet, de la firme Brunet Sherwood Consultants, présentait aux organismes francophones son rapport concernant les besoins francophones en matière de violence faite aux femmes. Deux autres présentations avaient lieu, le lendemain, aux organismes anglophones et aux agences et ministères concernés. La Clé d’la Baie, instigateur du projet d’étude, a reçu les fonds du Ministère du Procureur général.
L’étude avait pour but de cerner les besoins de la communauté et de dresser un portrait des services en français. Il y a déjà, dans le comté, un organisme anglophone qui offre des services en français, soit Ressources des femmes du comté de Simcoe. L’étude ne démontre pas que cet organisme ne fait pas son travail mais on remarque qu’il est difficile d’offrir un service francophone dans un encadrement anglophone. Aussi, il y a le fait que les clientes ne soient pas accueillies en français. C’est à l’amorce du contact que la cliente devrait pouvoir choisir la langue qui lui convient.
L’étude avait aussi pour but de faire des recommandations sur l’amélioration et l’expansion des services en français. Parmi les options, les francophones de Simcoe pourraient se doter d’un CALACS (Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel). Il en existe déjà huit du genre à travers la province. Cette option consiste à confier l’argent et la prestation des services en français à une nouvelle structure. Certains préconisent plutôt le statu quo. On a l’impression de réinventer la roue puisque les services en français ont déjà existé sous le Réseau des femmes du comté de Simcoe disparu vers la fin des années 90.
Il a aussi été mentionné que des liens étroits pourraient se dresser avec l’éventuel Centre de santé médico-social du comté de Simcoe. Comme ce dernier n’a toujours pas pignon sur rue, il ne faudrait pas retarder le projet à l’attendre.
Parmi les recommandations, un point faisait l’unani-mité : le centre doit être créé pour et par les femmes. Le conseil d’administration doit être autonome, francophone et composé peut-être exclusivement de femmes. La capacité de trouver un C.A. de femmes qui ont le temps de prioriser ce dossier, et ce, pour quelques années à venir, est le premier défi à relever. Il est déterminant dans la réussite du dossier. Madame Brunet affirme avoir recueilli quelques noms au cours de son travail de recherche.
L’étude est le premier document indispensable pour les demandes subséquentes. Le dossier est à suivre.
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