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Le 16 juin 2011
L'histoire du début de l'école secondaire française en Huronie!Roland Desroches Au début des années 1940, mon père Steven Desroches, était le «reeve» (aujourd’hui le maire) du Canton de Tiny, dans le Comté de Simcoe. Avec la collaboration du curé de la paroisse Sainte-Croix de Lafontaine Père Thomas Marchildon et de la soeur supérieure du couvent de Sainte-Croix également à Lafontaine, Soeur Saint-Paul de Rome, ils ont commencé le travail pour établir une école se-condaire francophone. Étant donné que mon père était en politique, il connaissait bien le représentant régional à Queen’s Park, M. George Johnson. Mon père lui parlait de notre situation éducative, c’est à dire le manque d’une école secondaire française. Ce M. Johnson informa mon père qu’il était possible de remédier à la situation: le secret était de ne pas appeler cette école une institution de langue française car ce n’était pas acceptable pour les politiciens du temps. Au lieu, il suggère que l’école se nomme «Lafontaine Continuation School». De cette façon, il serait possible d’obtenir des octrois comme les écoles secondaires anglophones de la province. C’est par la suite que le trio s’est mis à planifier pour la construction de l’établissement qui s’est réalisé en 1943. C’était un se-condaire anglophone où tous les cours se déroulaient en français sauf l’anglais. La langue de communication était le français. L’école «Lafontaine Continuation School» a accueilli des élèves jusqu’en 1967 lorsque ses portes ont fermé lors de la construction de la nouvelle école «Penetanguishene SecondarySchool» située sur la rue Dunlop à Penetanguishene. Les élèves de Lafontaine ont été transférés dans cette nouvelle école avec des promesses faites aux parents qu’ils auraient les mêmes cours en français. Avec cette nouvelle structure les parents avaient eu la confirmation que le Ministère de l’éducation établirait également des «shoppes», en offrant des cours de menuiserie; des cours de soudure; des cours de mécanique etc.. Cependant une fois arrivés à l’école les élèves et les parents ont vite constaté que le seul cours enseigné dans la langue de Molière était le cours de Français, enseigné par Soeur Priscilla Maurice et que les cours offerts dans les «shoppes» étaient à son minimum et ce en anglais. Si les responsables de l’éducation avaient respecté l’entente telle que présentée aux parents et aux élèves de «Lafontaine Continuation School», la Crise scolaire de 1979-1980 n’aurait pas eu lieu. Suite à la demande des élèves, il fallait agir et étant donné que j’étais président du Centre d’activités françaises, j’ai décidé que ce serait là ou on accueillerait les élèves. C’est grâce à la Crise que nous avons entrepris les rénovations nécessaires du Centre (l’ancien bureau de poste) et en septembre 1979 les portes ont été ouvertes pour les élèves qui voulaient une éducation en français. C’est à ce moment que l’explosion s’est fait entendre à la grandeur du pays et même jusqu’en France. On a tout fait pour essayer de fermer cette école de la résistance, mais en vain. C’est grâce à des gens comme M. Jean-Jacques Blais, ministre des travaux publics du Canada, de M. Pierre E. Trudeau, Premier ministre du Canada qui se sont assurés que le Centre demeure dans les mains des francophones. L’ACFO provinciale a prêté mains fortes en embauchant des enseignants à la retraite et M. Raymond DesRochers pour coordonner l’école secondaire «rebelle», comme on l’appelait dans le temps. Je tiens à remercier tous ceux et celles qui nous ont aidé et même ceux et celles qui travaillaient contre nous. Vous nous avez aidé plus que vous pensez. Il y en a qui diront que c’est un peu tard pour dire merci à tout ce beau monde, mais il vaut mieux tard que jamais.
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