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<< Retour | Archives Publié le dimanche 1 février 2004 | Mis à jour le dimanche 1 février 2004 |
Notre jeunesse étudiante au secours de la route 185Jean L. Pedneault
Pendant que les politiciens québécois tant provinciaux que fédéraux jonglent avec l’élargissement à quatre voies de la route 185, la communauté étudiante du Madawaska ainsi que du Kamouraska-Rivière-du-Loup-Témiscouata poursuit son travail de sensibilisation. Les moyens de pression, pour convaincre Ottawa et Québec de financer ce projet d’environ un milliard de dollars, s’accentuent. En conférence de presse, au campus d’Edmundston de l’Université de Moncton, les étudiants dévoilent une nouvelle affiche et des aimants à l’effigie de la plaque d’immatriculation du Québec. On peut y lire en lettres bleues sur fond blanc: « La 185 tue». Depuis une dizaine d’années, une centaine de personnes ont perdu la vie sur cette route, tronçon de laTranscanadienne entre Rivière-du-Loup et Edmundston. Selon Benoît Couturier, président de l’Association des étudiants et étudiantes de l’UMCE et porte-parole du Mouvement Jeunesse Québec-Nouveau-Brunswick, le temps presse. «Nous demandons donc une entente fédérale-provinciale à long terme afin de garantir le parachèvement de la route 185 le plus rapidement possible» ajoute avec détermination le porte-parole Couturier. Nous consacrons un autre texte concernant les commentaires du maire d’Edmundston, Jacques P. Martin, à ce point de presse. Le Mouvement Jeunesse Québec-Nouveau-Brunswick regroupe les associations étudiantes de dix institutions secondaires et poste-secondaires situées entre Grand-Sault et Rivière-du-Loup. Elles représentent environ 7 000 étudiants et étudiantes de ces deux provinces. De grosses enseignes seront installées à la sortie des municipalités qui bordent la route 185; les aimantés déposés sur les casiers des étudiants et des affiches accrochées aux murs des classes. La communauté étudiante était heureuse de la présence de plusieurs maires du Témiscouata, le député fédéral Jeannot Castonguay, des représentants du ministre des Finances Jeannot Volpé, du ministre des Affaires internationales et interprovinciales Percy Mockler ainsi que du député-ministre québécois Claude Béchard. «Nous savons que c’est un dossier sensible. Une route maudite qui n’est pas une simple formalité. Nous devons avoir accès à une route sécuritaire. Rien n’est acquis. Il faut promouvoir et sensibiliser le plus de monde possible. À combien de morts sommes-nous d’une entente à long terme pour reconstruire cette route meurtrière?» poursuit Benoît Couturier. La communauté étudiante vise deux objectifs: La sécurité des utilisateurs de ce tronçon de la Transcanadienne et en second lieu une entente Québec-Ottawa pour la reconstruction sur toute sa longueur. Actuellement, les investissements se font au compte-gouttes. La population du KRT et de tout le pays est vulnérable face aux changements de gouvernements ou de leadership. Le premier ministre sortant, Jean Chrétien et son ministre des Transports, David Collerette avaient été sensibilisés et informés de l’importance du dossier. Selon la communauté étudiante, l’heure des politesses est passée.
Editeur : Le Madawaska |
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