Le 11 avril 2007
Volume 15
Numéro 14
Le Métropolitain
Nouvelles Chevalières torontoises de l’Ordre des Palmes académiques
Le Métropolitain
Le consul général de France à Toronto, Philippe Delacroix et Brigitte Bianchin-Mignot ont reçu une trentaine de personnes à la résidence consulaire pour la remise des insignes de Chevalier de l’Ordre des Palmes académiques à Annie Dell, directrice régionale au RDÉE Ontario – région du Centre-Sud-Ouest, et Christiane Dumont, professeur au département de français de l’Université York. Le 4 avril dernier, la France a rendu hommage à ces deux récipiendaires.
Dans son discours, le consul a rappelé l’historique de cette distinction, l’une des plus anciennes de la République française. À la base, les récipiendaires de cet honneur devaient avoir contribué de manière significative au domaine de l’éducation. Ensuite, la France a admis les étrangers qui se distinguent en participant activement à l’épanouissement de la culture française dans le monde. « C’est la deuxième décoration, créée en 1808 par Napoléon, après la Légion d’honneur », a indiqué M. Delacroix.
Puis, il a enchaîné en décrivant brièvement les jalons qui ont marqué les carrières respectives des deux nouveaux membres de l’Ordre avant de leur remettre la médaille. Dans le cas d’Annie Dell, il n’a pas hésité à faire mention de son admiration pour son travail. « Annie est l’une des premières personnes que j’ai rencontrées à Toronto, car elle est de toutes les entreprises. J’admire sa faculté d’agir et de ne pas seulement lancer des idées », a mentionné M. Delacroix,
Les deux récipiendaires ont reçu cet honneur avec émotions. Elles sont maintenant membres d’un cercle sélect qui fêtera son 200e anniversaire l’année prochaine. Christiane Dumont a indiqué que sa nomination a été une surprise. « On fait ce qu’on fait parce qu’on adore le faire et tout à coup, on nous annonce que l’on mérite quelque chose pour pratiquer notre travail avec passion, a-t-elle mentionné. Recevoir un prix pour effectuer notre travail, c’est le summum. Il y a beaucoup de gens qui font d’énormes choses, alors je ne me sens pas nécessairement à la hauteur de ce prix. J’étais très émue. »
De son côté, Annie Dell s’est dite très touchée. « Tu le vois pour d’autres, mais c’est absolument fantastique lorsque cela t’arrive, souligne-t-elle. Je suis très honorée de me voir décorer de la sorte. » Pour Mme Dell, qui est très engagée au sein de la communauté francophone, il est important de transmettre des valeurs telles que le don de soi à ses enfants.
Une cérémonie sans tambour, ni trompette, à l’image de deux personnes récipiendaires de l’insigne de Chevalier de l’Ordre des Palmes académiques. Passionnées par leur travail, ces deux femmes ont toujours agi avec la seule intention de transmettre aux autres leur savoir et ce, sans compter les heures.
Editeur : Le Métropolitain
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