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Le 27 septembre 2006

Le Moniteur Acadien

La valeur des débats et des sondages politiques

Voilà une dizaine de jours déjà que l’électorat du Nouveau-Brunswick se rendait aux urnes pour choisir les représentants qui siégeront à la prochaine Assemblée législative de la province.
Comme on le sait tous, dirigés par Shawn Graham, les libéraux ont remporté 29 sièges alors que les candidats progressistes-conservateurs de Bernard Lord ont dû se contenter de 26. Une petite consolation pour l’ancien premier ministre car son record et son programme lui ont permis d’obtenir le vote populaire sans que cela se transforme en sièges victorieux !
Faisons un bref retour sur cette campagne électorale estivale qui n’a duré qu’un mois à peine, en commentant deux éléments précis : les débats et les sondages politiques.
D’abord, les débats. Au plus vite, il faut modifier la formule. Les chefs n’ont qu’une ou deux minutes, tout au plus, pour faire valoir leur position sur un thème particulier. Et dès que le débat commence, les adversaires interrompent celui qui a la parole et l’empêchent d’exprimer le fond de sa pensée. De tels débats gênent la population, constituent un manque de respect et representent un véritable déshonneur pour la démocratie.
Que proposons-nous alors pour corriger cette formule défectueuse ? Et bien, si l’on donnait à chaque chef une tranche de cinq minutes pour exposer un seul thème de son programme sans que les autres chefs n’aient le droit de lui couper la parole ? Et puis, en faire autant avec les autres chefs qui expliqueraient leur vision respective, toujours sur le même sujet. Après cette période de 15 minutes, les échanges se feraient entre les chefs qui essaieraient de montrer le côté négatif du message des opposants et faire valoir le mérite de leur propre position, sans permettre à quiconque de couper la parole dans le temps alloué.
Quant aux sondages, nous pensons qu’ils ont leur raison d’être. Par contre, pourquoi ne pas interdire la publication des résultats au moins une dizaine de jours avant la tenue de l’élection ? Autrement, les indécis, surtout ceux de la dernière heure, se fient souvent sur eux pour prendre une décision afin d’être, tout simplement, du côté de l’équipe gagnante.
Alcide F. LeBlanc


Editeur : Le Moniteur Acadien

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