Le 4 octobre 2006
Le Moniteur Acadien
Shawn Graham mérite qu’on l’appuie
Le 18 septembre dernier, l’électorat du Nouveau-Brunswick choisissait un nouveau premier ministre dans la personne de Shawn Graham, un éducateur. Nous lui souhaitons bons succès.
Durant cette courte campagne, le futur premier ministre s’est formellement engagé à transformer notre système éducatif «du pire au meilleur au pays». S’il réussit ce pari, nous lui serons tous reconnaissants !
Sans l’étroite collaboration de tous les intervenants, du ministère de l’Éducation, sans l’appui de l’ensemble du gouvernement, parents, éducateurs, contribuables, membres des conseils d’éducation, éléments de la communauté, université, élèves et surtout les membres de la direction, ce rêve ne sera qu’une autre utopie.
À partir des années soixante jusqu’à maintenant, on nous a offert toute une panoplie de courants éducatifs : chances égales pour tous, humanisation, équité, mouvement de l’excellence, etc. pour terminer avec le concept de la reddition des comptes. Quand l’un des mouvements n’apporte pas sa solution miraculeuse, on passe à un autre. Ce sont des modes qui n’apportent pas de réponse globale.
Oublie-t-on que c’est l’apprentissage qui devrait être constamment le point de mire de tout système scolaire ? Pour y arriver, en plus des enseignants bien motivés et compétents et des élèves déterminés à vouloir réussir, nous avons surtout besoin de dirigeants au niveau de chaque école qui sachent établir un climat positif, un esprit de corps, une atmosphère agréable où règnent l’ordre, la sécurité, le respect entre tous et chacun.
En d’autres mots, là où se trouvent des relations interpersonnelles tendues, irrespectueuses, les résultats scolaires des élèves le reflètent. Il y donc une corrélation directe entre le rendement des élèves et l’atmosphère de l’école.
Que les hautes instances des districts scolaires s’ouvrent les yeux et les oreilles. Si les résultats académiques sont pauvres, qu’elles vérifient l’atmosphère de l’école. Souvent, pour ne pas dire la plupart du temps, la racine du malaise se situe chez la direction et qu’on la remplace au plus vite pour le bien général. Cela pourrait aider à Shawn Graham et à sa noble ambition!
Alcide F. LeBlanc
Editeur : Le Moniteur Acadien
<< Retour
|