Le 25 octobre 2006
Le Moniteur Acadien
Rencontre avec le nouveau ministre des Finances et des Gouvernements locaux, Victor Boudreau
Photo - Le ministre des Finances, ministre des Gouvernements locaux, ministre responsable de la Société des alcools du Nouveau-Brunswick, ministre responsable de la Société de gestion des placements du Nouveau-Brunswick, ministre responsable de la Commission des loteries du Nouveau-Brunswick et ministre responsable de la réduction des formalités administratives, Victor Boudreau.
par Gérard Lessard
Le Moniteur Acadien a rencontré le nouveau ministre des Finances et ministre des Gouvernements locaux, Victor Boudreau, la semaine dernière. M. Boudreau, qui est également ministre res-ponsable de la Société des alcools du Nouveau-Brunswick, ministre respon-sable de la Société de gestion des placements du Nouveau-Brunswick, ministre respon-sable de la Commission des loteries du Nouveau-Brunswick et ministre responsable de la réduction des formalités administratives, a bien voulu répondre à quelques questions.
M.A. - En tant que ministre des Finances, quand allez-vous déposer votre premier budget?
V.B. - On a déjà annoncé que le retour en Chambre se fera le 6 février 2007. Normalement, la session commence par le discours du trône et le buget s'ensuit après une dizaine de jours.
M.A. - Pourquoi avez-vous demandé une vérification des finances de la province par une firme indépendante?
V.B. - C'est quelque chose qui est traditionnellement fait. Cela s'est fait en 1970 quand Richard Hatfield est venu au pouvoir, cela a été fait en 1987 lorsque Frank McKenna a pris le pouvoir, et cela s'est fait lorsque Bernard Lord a pris le pouvoir en 1999. Les livres de la province ont été vérifiés par le vérificateur général au 31 mars 2006, mais à partir du 1er avril jusqu'à aujourd’hui, il s'est écoulé une période de 6 mois avec des élections générales, et on veut s'assurer que ce qui a été proposé dans le budget au printemps dernier est encore la réalité aujourd'hui. Nous voulons voir s'il y a des engagements à long terme dont on n’est pas au courant.
M.A. - Avez-vous été surpris de votre nomination?
V.B. - Tu vises toujours haut quand tu te lances en politique. Je suis impliqué dans la politique depuis l'âge de 17 ans et je souhaitais me voir un jour ministre dans un gouvernement libéral. Je considère que j'avais fais mon travail comme critique de la Santé. J'avais une relation avec Shawn Graham qui date depuis longtemps car nous étions chefs de cabinet ensemble lorsque j'étais chef de cabinet pour Bernard Richard et lui chef de cabinet pour son père.
M.A. - Quelles sont vos priorités pour la région de Shédiac-Cap-Pelé?
V.B. - Ce sont les mêmes dont j'avais parlé durant la campagne électorale. Améliorer la condition de nos routes. La création d'emplois. Ici, je mise beaucoup sur le Parc Industriel de Scoudouc car pour moi, même si ce n'est plus techniquement dans ma circonscription, ce Parc dessert toute la grande région du Sud-Est et j'ose croire que 3/4 des gens qui travaillent dans le Parc Industriel de Scoudouc vivent probablement dans Shédiac-Cap-Pelé. Et ce parc a le potentiel pour créer d'autres emplois. C'est aussi d'améliorer les infrastructures communautaires, comme une Bibliothèque de Cap-Pelé et un Centre des arts et de la culture de Shédiac, et travailler avec la nouvelle Communauté de Beaubassin-Est.
M.A. - Depuis plusieurs années, le village de Cap-Pelé demande au gouvernement l'installation de feux de circulation au coin très dangereux près du Tim Horton, étant donné le grand nombre d'accidents à cet endroit, dont un accident mortel dernièrement. Quelle est votre intention dans ce dossier?
V.B. - J'ai certainement l'intention de m'asseoir avec le nouveau ministre des Transports et de regarder ce dossier de très près, mais il faut donner la chance au ministre de se familiariser avec son ministère. Le gouvernement nous a toujours dit dans le passé que c'était une question de normes nationales et qu'il n'y avait pas assez de circulation pour justifier une lumière à cette intersection. Je peux comprendre les normes lorsque l'on parle d'une ville comme Moncton, par exemple. C'est certain que l'on ne met pas une lumière de rue à toutes les intersections car ça vient que ce n'est plus efficace. Mais dans un village comme Cap-Pelé où il n'existe aucune lumière maintenant, si l'on installe une lumière à l'intersection la plus occupée de la municipalité et c'est aussi l'intersection de tout le village, et ici je parle comme ancien administrateur du village, où la limite de vitesse est la plus élevée avec une limite de vitesse de 80 kilomètres dans toutes les directions, il faut aussi considérer autre chose que les normes nationales.
M.A. - Est-ce que le salaire minimum va être augmenté?
V.B. - Le salaire minimum a besoin d'être augmenté et, en tant que député et non comme ministre, le salaire minimum est insuffisant. Notre gouvernement s'est engagé à l'intérieur de 90 jours à créer une commission du salaire minimum qui fera des recommandations au Cabinet 90 jours après la nomination de cette commission.
M.A. - Le problème des primes d'assurances élevées au Nouveau-Brunswick est toujours un enjeu très important dans toute élection. Que va faire votre gouvernement pour remé-dier à cela?
V.B. - Nous avons indiqué aux gens du Nouveau-Brunswick durant la campagne électorale que si les primes d'assurances ne baissaient pas avec la meilleure couverture, nous regarde-rons à la possibilité d'un régime public. Nous avons déjà nommé un négociateur avec un mandat de 60 jours car c'est un de nos engagements.
M.A. - Avec deux importants ministères, allez-vous être disponible pour votre circonscription?
V.B. - On a du rattrapage à faire dans la circonscription de Shédiac-Cap-Pelé et je m'attends à être aussi disponible que possible. Autant qu'ils sont fiers de ma nomination comme ministre, les gens devront être concients que je ne serai pas ici tous les jours. Mais je m'attend à faire du bureau ici tous les lundis et j'aurai un chef de cabinet présent, en la personne de Victor Richard de Haute-Aboujagane, et ce dernier débutera le 6 novembre.
M.A.- Vous avez hérité de deux ministères importants, le ministère des Finances et le ministère des Gouver-nements locaux. Comment allez-vous partager ces deux responsabilités?
V.B.- C'est certain que le ministère des Gouvernements locaux est le domaine le plus familier pour moi car j'ai travaillé cinq ans comme administrateur du village de Cap-Pelé. Lorsque je suis arrivé au ministère, je connaissais la moitié des employés et je connais également les dossiers. Je trouve que le ministère des Finances et celui des Gouvernements locaux vont très bien ensemble car les municipalités sont préoccupées par la question entourant les impôts et ceci relève du ministère des Finances. C'est un bon mariage des deux ministères, mais ça demeure deux ministères distincts. C'est certain que ça va exiger une bonne planification de mon temps pour donner une part égale et équitable aux deux ministères.
Editeur : Le Moniteur Acadien
<< Retour
|