Le 8 novembre 2006
Le Moniteur Acadien
Comment enrayer la pauvreté ? (2e partie)
Le récent Sommet sur la pauvreté, tenu à Moncton il y a un peu plus d’une dizaine de jours, a réussi à mieux sensibiliser les participants.
Actuellement, sur les six milliards de personnes vivant sur la planète, près d’un milliard d’entre elles ne rencontrent pas leurs besoins fondamentaux tels la nourriture, le logement, l’habillement. Un vrai scandale.
Avis donc aux gouvernements et aux gouvernants. À moins de mesures rapides et correctives, notre pays, notre planète se dirigent tranquillement vers une catastrophe globale, pour ne pas dire une révolution.
A-t-on dit révolution ? Et bien, en 1776, les treize colonies d’Amérique l’ont connue parce qu’elles ont rejeté le fardeau injuste des taxes imposées par la couronne britannique. Pourquoi la France l’a-t-elle expérimentée, en 1789? Les Russes, en 1917 ? La misère humaine ! De nos jours, toute la planète la vit un peu avec le terrorisme international. C’est une sorte de révolution.
Que faire, alors ? Au lieu de mener la guerre contre le terrorisme, qui fut et qui est toujours une fausse voie, remplaçons-la par une véritable guerre, une guerre humaniste contre la pauvreté et la misère, et le terrorisme s’éteindra.
Si le gouvernement fédéral a pu mettre sur pied une Commission royale d’enquête sur la question du scandale des commandites, pourquoi ne pas en établir une sur la question sociale et formuler, clairement et courageusement, à nos dirigeants des recommandations pouvant enrayer la pauvreté et la misère au pays ? N’est-il pas tout à fait condamnable que des milliers de corporations canadiennes s’enregistrent en dehors du pays pour éviter de payer leur juste part du fardeau fiscal ? Comment peut-on justifier qu’on permette des avantages et abris fiscaux aux riches et aux compagnies forçant ainsi et honteusement les contribuables à payer plus que leur dû ? Et que penser des profits exorbitants de nos banques et des salaires faramineux de leurs dirigeants ?
Tout doit être étudié : notre système monétaire et fiscal; le salaire minimum, le programme d’assurance emploi, le rôle absent de la banque centrale, les effets pernicieux de la globalisation. S’il nous faut un sauveur comme Louis Robichaud, trouvons-le au plus vite avant qu’il ne soit trop tard !
Alcide F. LeBlanc
[email protected]
Editeur : Le Moniteur Acadien
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