Le 15 novembre 2006
Le Moniteur Acadien
L’Assemblée communautaire acadienne et francophone du Nouveau-Brunswick
La semaine dernière, la Commission sur la gouvernance civile acadienne et francophone déposait publiquement son rapport. Les deux co-présidents de cette Commission, Monsieur Jean-Luc Bélanger et Madame Annette Landry-Roy, et les autres commissaires méritent des félicitations pour leur courage et le fruit de leurs réflexions.
La plus importante recommandation stipule clairement que le peuple acadien du Nouveau-Brunswick a besoin d’un porte-parole qui représente mieux ses intérêts et propose donc l’établissement d’une structure complètement nouvelle, soit l’Assemblée communautaire acadienne et francophone du Nouveau-Brunswick. Pourquoi faut-il ajouter le mot francophone ?
Quelles personnes constitueraient cette Assemblée ? Comment seraient-elles choisies ? Quels seraient la durée de leur mandat et leur rôle ? Que deviendrait même
l’existence de la SAANB et du Forum de concertation ?
Avec un mandat de quatre ans, cette Assemblée serait formée de quarante-six membres dont quarante élus par la communauté acadienne, tandis que les six autres seront nommés par les organismes acadiens.
Se rencontrant trois fois par année, les membres seraient responsables d’aborder, discuter et débattre toutes les questions qui touchent à l’ensemble de notre peuple. Ce regroupement servirait donc de porte-parole officiel de la société civile.
Si l’on interprète bien l’argument de la co-présidente qui prétend que cette Assemblée serait un porte-parole plus légitime de notre société, ne faudrait-il pas s’interroger également sur la légitimité même des conclusions de cette Commission alors que les huit commissaires n’ont même pas pu mobiliser deux cents individus et organismes à faire valoir leurs points de vues ?
Quelle est donc la prochaine étape ? Ce rapport doit maintenant être étudié à fond par les membres de la Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick et du Forum de concertation des organismes. Accepteront-ils les conclusions du rapport, ce qui signifie leur propre mort ?
Alcide F. LeBlanc
Editeur : Le Moniteur Acadien
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