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Le 6 décembre 2006

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Stéphane Dion, le nouveau chef du Parti libéral

Quiconque s’intéresse à la politique a pu combler sa passion en fin de semaine dernière. Le congrès des libéraux à Montréal a permis à l’honorable Stéphane Dion, homme de conviction, de courage et de compétence, de devenir chef du Parti libéral du Canada et de l’Opposition officielle.
Inattendue, cette victoire fut à la fois une grande surprise et un exploit extraordinaire. Une sorte de miracle politique ! Au premier tour du scrutin, M. Dion se trouvait en troisième position, avec à peine 20% des votes, en arrière de Michael Ignatieff et de Bob Rae, concurrents qui devaient remporter la bataille.
Qui est donc Stéphane Dion ? Né le 28 septembre 1955, âgé de 51 ans, il représente depuis 10 ans la cir-conscription de Saint-Laurent-Cartierville, au Québec.
Sa première victoire politique remonte à l’élection partielle de 1996. Il en remportera trois autre par la suite : 1997, 2000 et 2004. Quatre victoires successives. Celle du 2 décembre 2006 est son véritable couronnement.
De l’Université Laval, il obtiendra, en 1977, son baccalauréat. En 1979, sa maîtrise en science politique. Plus tard, l’Institut d’études politiques à Paris lui accordera un doctorat en sociologie. C’est donc un homme très éduqué. Il a même des liens profonds avec l’Acadie étant donné qu’il a été professeur à l’Université de Moncton pendant l’année académique 1984.
Entre 1984 et 1996, il sera professeur de science politique à l’Université de Montréal. Sur l’invitation du premier ministre de l’époque, Jean Chrétien, il quittera l’enseignement universitaire pour faire le saut en politique fédérale.
Dès son arrivée à Ottawa, en 1996, on le nommera président du Conseil privé de la Reine et ministre des Affaires intergouvernementales. En 2004, il occupera un tout nouveau ministère, celui de l’Environnement. C’est surtout à ce titre qu’il se fera connaître, non seulement au Canada, mais à travers le monde. Il est et sera toujours le grand champion du protocole de Kyoto.
Si le premier ministre Harper déclenche des élections, il peut s’attendre à livrer le combat de sa survie politique, car l’électorat canadien se dit maintenant chanceux de ne pas avoir élu un gouvernement progressiste-conservateur majoritaire qui nous déçoit chaque jour.
Alcide F. LeBlanc



Editeur : Le Moniteur Acadien

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