Le 10 janvier 2007
Le Moniteur Acadien
Yvon Durelle, notre pugiliste acadien n’est plus
Issu d’une nombreuse famille de 14 enfants, né le 14 octobre 1929, dans la communauté de Baie Sainte-Anne, ayant commencé sa carrière à la fin des années quarante qu’il poursuivra jusqu’en 1959, Yvon Durelle, Doux, Le Fighting Fisherman, vient de nous quitter à tout jamais, à l’âge de 77 ans.
Sa brillante carrière professionnelle de boxeur - une centaine de combats s’est échelonnée sur une période de plus de vingt ans. Il a fièrement fait connaître son village natal, sa province, son pays, comme aucun autre athlète.
Pour lui, il n’était pas rare de livrer, en une seule année, 10, 11, même 14 combats. Homme d’endurance, courageux et confiant, généreux de cœur, le plus dur cogneur selon Archie Moore, Yvon Durelle est devenu une sorte de héros national lorsqu’il devint champion canadien, en 1953, en battant Gordon Wallace. Cette gloire fut de courte durée car la même année, Durelle perdit la couronne au main de Doug Harper, mais Durelle le conquérra l’année suivante pour redevenir champion au pays.
En 1957, Durelle se signale cette fois sur la scène internationale en remportant facilement la couronne de l’Empire britannique, en écrasant Gordon Wallace dès la deuxième ronde, à Moncton.
Toutefois, en 1958, à l’âge de 30 ans, il connut la gloire internationale lorsqu’il rencontra à Montréal le champion mondial, Archie Moore. À la première ronde, à trois reprises, il mit au plancher le vieux boxeur noir alors âgé de 43 ans. Même si Durelle perdit le combat à la onzième ronde, il remporta l’estime et l’admiration de toute l’Acadie, du pays et du monde entier. D’ailleurs, ce combat est justement classé comme l’un des meilleurs de l’histoire de la boxe. En 1959, le combat revanche n’a nullement favorisé notre héros et mit fin à une illustre carrière.
Le Moniteur Acadien offre à son épouse, Thérèse, aux enfants et aux nombreux amis et proches de la famille Durelle, ses plus sincères condoléances. Madame Durelle a été une épouse exemplaire, elle a épaulé son époux durant sa carrière et l’a affectueusement soigné durant sa maladie.
Alcide F. LeBlanc
Editeur : Le Moniteur Acadien
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